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Euro 2012 : "Super Mario" Balotelli 
face au "Niño" Torres
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Destins croisés

Euro 2012 : "Super Mario" Balotelli face au "Niño" Torres

Ce soir l'Italie et l'Espagne joueront leur qualification pour les quarts de finale contre l'Irlande et la Croatie. Après une saison galère, entre suspensions pour Mario Balotelli et inefficacité pour Fernando Torres, une question tourmente les deux nations. Doivent-elle évoluer avec ou sans leur avant-centre ?

Arnaud  Matteoli

Arnaud Matteoli

Arnaud Matteoli est un journaliste sportif spécialisé dans le football.

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«El Nino » Fernando Torres remporte l’Euro 2008 en inscrivant le but victorieux lors de la finale contre l'Allemagne, ainsi que la Coupe du monde 2010. En sélection, c’est 27 buts en 91 sélections. 

Quant au « Super-Mario » Balotelli, il défraie la chronique, sur et en dehors des terrains, à cause de son comportement, de son caractère et de ses nombreuses provocations. La presse le remarque plus pour ses nombreuses frasques et son attitude agaçante que pour ses 17 buts en 32 matchs avec son club Manchester City.

Sa saison, c’est « Docteur Mario et Mister Hyde » : Docteur Mario lorsqu’il signe un doublé lors de l'écrasante victoire face au rival Manchester United (6-1) en octobre. Et Mister Hyde, lors de son expulsion le 8 avril dernier face à Arsenal.

Après avoir reçu deux cartons jaunes pour une série d'actions répréhensibles, dont une affreuse semelle sur le français Bakary Sagna, Mario Balotelli dérape.

Coup de tonnerre, son entraineur Roberto Mancini annonce qu'il ne fera plus appel à ses services jusqu'au terme du championnat.

A la même époque, du côté de Londres, Fernando Torres est un buteur abstinent et moqué. Au compteur, plus de 27 heures sans marquer avec Chelsea. L’espagnol joue les remplaçants de luxe (14 buts en 58 matchs).

L’heure de la revanche

En mai, Mario Balotelli savoure pleinement sa réintégration et le titre de champion d'Angleterre conquis par Manchester City. L'attaquant Italien se transforme en passeur décisif pour l’argentin Aguero sur le but de la victoire à la 94e minute.

Et que dire de l’épopée européenne de Fernando Torres, passeur décisif lors de la victoire à Benfica en quarts de finale. Il crucifie Barcelone et son gardien Valdez au Camp Nou dans les dernières minutes de la demi-finale retour. Il remporte la coupe aux grandes oreilles avec les Blues face au Bayern Munich.

Un ticket pour l'Euro ?

Rien n'est moins sûr, Cesare Prandelli, le sélectionneur italien, se montre intransigeant sur les écarts de conduite de ses joueurs. A cheval sur les bonnes manières, il n'exclut pas de se passer de lui à l'Euro.

Avec la Squadra Azzurra, Balotelli est un récidiviste. Il manquera à deux reprises une convocation à cause de son attitude.

En Espagne, Vicente Del Bosque intègre Torres dans sa pré-liste. Dans cette sélection espagnole, les autres attaquants Soldado, Llorente et Negredo sortent d’une saison pleine et le rétablissement de David Villa plane toujours.

L’Euro déclic ?

Convoqués de justesse pour l'Euro, Fernando Torres et Mario Balotelli débutent la compétition ensemble lors d’Espagne-Italie (1-1).

Balotelli titulaire

Auteur d'une prestation désolante, le Citizen se signale par une nonchalance et un flegme déconcertant, lorsqu'il se présente face à Iker Casillas. Au lieu d'accélérer, Balotelli prend tout son temps pour ajuster le gardien espagnol. En marchant, il permet le retour de Sergio Ramos. Le sélectionneur italien précipite alors son remplacement.

Torres sur le banc

Un débat anime l'Espagne quant au schéma tactique. Face à l'Italie, l’Espagne évolue sans avant-centre. Torres remplace Cesc Fabregas (buteur) et manque deux énormes occasions.

Trois jours plus tard, face à la Croatie, l'attaquant de Manchester City se montre suffisamment actif pour que son sélectionneur se soit vu reprocher de l'avoir fait sortir au profit de Di Natale.

Désormais titulaire, Fernando Torres marque des points lors de la deuxième sortie des champions d'Europe grâce à un doublé contre l'Irlande (victoire 4-0).

Deux buts pour Torres, ils ont le mérite de rappeler l'intérêt de disposer d'un buteur capable d'apporter de la verticalité et de la profondeur.

« Super Mario » la turbulente vedette et « El Nino » revenu en odeur de sainteté doivent revêtir leurs costumes de héros et devenir les bonnes surprises de cette Euro.

Avec pourquoi pas une nouvelle confrontation en finale…

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