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Débarqués les “fainéants, les cyniques et les extrêmes” : y-a-t-il encore un Français dans l’avion du pilote Macron ?
©TIZIANA FABI / AFP

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Débarqués les “fainéants, les cyniques et les extrêmes” : y-a-t-il encore un Français dans l’avion du pilote Macron ?

On a l'impression qu'il tourne dans une série genre, "L'Elysée et son univers impitoyable". Il en veut à tout le monde car personne ne lui arrive à la cheville.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Emmanuel Macron est grand et il est son prophète. Emmanuel Macron est tellement grand que les autres, tous les autres, lui paraissent tout petits. Emmanuel Macron a fait don de sa personne à la France et la France, médiocre et irréformable ne le mérite pas. 

Du haut de sa hauteur, de sa grandeur, il a tancé, droit dans ses souliers vernis, ceux qui s'opposent à ses réformes? Ceux qui ne sont pas capables de capter la lumière qui jaillit de lui. Mes ennemis, a-t-il dit, de passage à Athènes, ce sont "les fainéants, les cyniques, les extrêmes". Et là il faut vraiment s'inquiéter. 

Car "les fainéants, les cyniques, les extrêmes", ça en fait du monde! Macron veut il régner sur un désert dont la seule oasis serait l'Elysée? Une addition rapide permet de mesurer l'affreuse solitude qui guette le chef de l'Etat. 

Les fainéants ? Mais tout le monde l'est un peu, surtout depuis les 35 heures. Il y  en a qui le sont plus que d'autres : les millions de chômeurs. Est-ce à eux que pensait Emmanuel Macron ? Les cyniques sont tout aussi nombreux. Des millions de Français qui ricanent quand le Président déverse sur eux des paroles d'amour. Tous affectés par une sècheresse de cœur qui leur fait dire avec un sourire méchant : "on ne nous la fait pas". 

Venons-en aux extrêmes. Les partisans de Marine Le Pen et de Mélenchon, ça doit bien faire plus d'un tiers des Français. Rajoutez-y les fainéants, qui, ne sont pas allés voter. Et les "rien" dénoncés il y a quelques temps par Macron, ils ne comptent pas pour du beurre.

Dans ce désert pathétique, reste quand même, pourrait-on penser, un petit carré de fidèles. La garde qui meurt et qui ne se rend pas. Même pas. Macron considère ses ministres comme des incompétents incapables de mettre en musique sa pensée complexe. Quant aux députés LREM, il ne peut s'empêcher de voir en eux des demeurés (sur ce point-là, il n'a pas tort). Et il le pense tellement fort que ça s'entend. Pour autant, Emmanuel Macron n'est pas seul. Il a Emmanuel Macron.

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