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De la difficulté "d’être ministre du matin au soir", ou les états d'âme de Nicolas Hulot
©Reuters

Coup de blues

De la difficulté "d’être ministre du matin au soir", ou les états d'âme de Nicolas Hulot

Invité de France Inter, le ministre pour la Transition énergétique s'est expliqué sur son rôle au gouvernement, en précisant notamment qu'il n'est pas l'alibi écolo du pouvoir. Mais il a aussi confié quelques états d'âme qui devraient faire grincer des dents chez les moins aisés.

Il était l'invité de France Inter ce vendredi 1er décembre. Nicolas Hulot s'est est revenu sur sa place au gouvernement et son son sentiment à l'égard de l'action politique qu'il est en train de mener.

Des avancées difficiles pour Hulot

S'il y a une chose qu'on ne peut pas reprocher à Nicolas Hulot, c'est son honnêteté. Interrogé sur les avancées politiques en matière d'environnement alors que quelques jours plus tôt l'utilisation du glyphosate était renouvelée pour cinq ans en Europe, le ministre s'est montré particulièrement confiant. 

Je pense qu'il y a une mutation qui est en marche, qu'elle se fasse avec un peu de temps, c'est normal.

Pour autant, tout n'est pas rose puisqu'il semblerait que ces avancées se fassent au profit d'un sacrifice personnel assez conséquent.

C'est chiant du matin au soir d'être ministre! Ça n'a d'intérêt que si vous avez le sentiment de faire avancer les choses. Je serai heureux quand les décisions que j’ai prises auront engendré des transformations irréversibles.

Malheureusement, il est vrai que Nicolas Hulot est allé de déconvenues en déconvenues, que ce soit sur le dossier du glyphosate donc, mais aussi quand il était obligé d'admettre que la France ne pourrait probablement pas tenir l'objectif d'une baisse de 50% du nucléaire d'ici 2025.

Une déclaration qui fera grincer des dents ceux qui n'en ont pas

Il est tout de même important de revenir sur ce malaise qui semble miner notre cher ministre. Voire même très cher ministre. Quand il dit que c'est chiant d'être ministre du matin au soir", on remet en perspective l'aspect financier de son travail. Aujourd'hui, il gagne 9 940€ bruts par mois, soit près de 7 fois le smic en vigueur. A ce prix là, on se dit qu'au vue de la charge de travail physique et émotionnelle que cela représente, il ne s'en tire pas si mal.

Mais là où le bât blesse, c'est quand on reprend sa déclaration à la Haute Instance pour la Transparence de la Vie Publique. On apprend par exemple qu'il était gérant de Eole Conseil en 2016 ce qui lui a rapporté 248 946€ sur l'année soit près de 21 000€ par mois. On note aussi une pointe à 338 101€ pour l'année 2014 soit  plus de 28 000€ mensuels. Salaires auxquels il faut aussi rajouter ces droits d'auteurs pour tous les objets qu'il produit. En 2016, ils s'élevaient à 163 343€ ! 

Alors on peut comprendre que Nicolas Hulot se sente un peu exclu dans le gouvernement, mais on peut moins comprendre le choix des mots qui est tout aussi important que ses idées.

Cet article a été initialement publié sur le site Décider & Entreprendre

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