Création d'un mini-cerveau et découverte d'eau sur des exoplanètes : les plus grandes avancées scientifiques de l'année 2013 | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Science
Création d'un mini-cerveau et découverte d'eau sur des exoplanètes : les plus grandes avancées scientifiques de l'année 2013
©

E=mc2013

Création d'un mini-cerveau et découverte d'eau sur des exoplanètes : les plus grandes avancées scientifiques de l'année 2013

De la médecine à l'astrophysique, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, voici le palmarès des découvertes scientifiques remarquables de 2013.

Le clonage humain et la production d’organes artificiels

Des scientifiques créent une oreille artificielle. Des scientifiques d’IBM créent un mini-cerveau. L’année 2013 a vu un florilège de productions d’organes artificiels en tout genre. Avec la publication dans Science de l’annonce du premier clonage de cellules embryonnaires humaines, ce sont les développements scientifiques qui auront probablement le plus de retombées en termes de nouvelles thérapeutiques.

Immunothérapie pour lutter contre le cancer

Egalement au niveau de la cellule, des essais cliniques très prometteurs ont confirmé le potentiel de l’immunothérapie pour combattre certains cancers. Renforcer les défenses immunitaires du corps et induire une réaction auto-immune pourrait permettre le développement de vaccins contre le cancer, l’une des premières causes de mortalité dans les pays développés.

On a trouvé l’origine des rayons cosmiques intergalactiques

Les données du télescope Fermi Gamma-ray de la NASA nous ont éclairé sur l’origine des rayons comiques, ces particules et radiations ultra-énergétiques qui traversent constamment l’espace à une vitesse proche de celle de la lumière. Elles proviendraient de l’explosion d’étoiles que l’on nomme supernova.

Première greffe mondiale d'un cœur artificiel autonome

Le 18 décembre, une équipe de chirurgiens français réussissait pour la première fois l’implantation d’un cœur entièrement artificiel. Les professeurs Carpentier et Fabiani ont implanté avec succès une prothèse cardiaque développée par la société Carmat. La prothèse devrait être définitive et ne pas nécessiter de remplacement. De plus, elle ne présente pas de risque de rejet et devrait régler le problème de la pénurie de donneurs cardiaques.

De l’eau sur des exoplanètes

Le télescope spatial Hubble de la Nasa a fourni de claires évidences de la présence d’eau dans l’atmosphère de cinq exoplanètes situées en dehors du système solaire. Nous avions connaissance de la présence d’eau dans le système solaire.Au-delà, la détection de cet élément n’était jusqu’alors pas techniquement réalisable. Vue le nombre incroyable d’exoplanètes que nous connaissons, et sans compter toutes celles qui restent inconnues à ce jour, cela laisse présager un nombre important de planète capable d’abriter de l’eau, avec tout ce que cela implique sur la possibilité d’y détecter aussi la vie.

La conjecture des nombres premiers jumeaux

(3, 5), (5, 7), (11, 13)… selon la conjecture des nombres premiers jumeaux, il existerait une infinité de nombres premiers jumeaux, ces paires de nombres premiers qui ne diffèrent que de 2. Cette année, le mathématicien Yitang Zhang aurait fait une nouvelle avancée importante dans la résolution de cette énigme mathématique plusieurs fois centenaires.

Un crâne humain qui bouleverse la paléontologie

Grâce à la découverte d’un crâne vieux de 1,8 million d’années, des scientifiques de l’université de Zurich ont montré que ce que les anthropologues considéraient être trois espèces distinctes seraient en réalité un seul et même hominidé. Ce crâne, de son petit nom "Skull 5", prouverait que la diversité de l’espèce humaine d’il y a 2 millions d’années était en réalité beaucoup réduite que nous le pensions. Le parfait état de ce crâne ainsi que la présence de cinq crânes sur le même site pencherait plutôt pour une grande diversité des traits au sein d’une même espèce.

Obtention d’un matériau impossible… par pur hasard

Aussi étourdis que Pasteur, des scientifiques de Uppsala en Suède auraient oublié une réaction chimique pendant tout un weekend et ainsi obtenu l’Upsalite, un nouveau matériau ouvrant la possibilité à d’innombrables applications. L’obtention hasardeuse de la forme solide du MgCO3 publiée en Open Access dans la revue Plos One, résulte en une structure cristalline quasi-exempte de molécules d’eau. Sa capacité à absorber l’eau lui apporte un potentiel déshydratant particulièrement puissant. Une entreprise aurait déjà été créée afin de porter son potentiel jusqu’aux applications industrielles. 

Téléportation de photons : un pas de plus vers l’ordinateur quantique

Cet été, deux publications de la revue Nature ont annoncé de grandes avancées dans le contrôle de la téléportation de photons quantiques. Les deux expériences, totalement décorrélées l’une de l’autre, montrent des taux de réussite bien plus élevés qu’avant. Les applications potentielles de la téléportation quantique se retrouvent tant dans les systèmes de cryptage de données (cryptographie) que dans de potentiels futurs ordinateurs quantiques. Ces derniers obtiendraient d’incroyables performances de calculs en tirant partie des propriétés fondamentales de la matière.

Google et la Nasa s’associent et créent le Quantum Artificial Intelligence Lab

Apprentissage automatique, ordinateur quantique… les deux organismes s’associent pour ensemble révolutionner le champs de l’intelligence artificielle. QuAIL (Quantum Artificial Intelligence Laboratory) veut pousser au maximum le développement de l’informatique quantique afin de résoudre les problèmes de calculs d’optimisation les plus complexes en aéronautique, médecine, changement climatique. Combiner la puissance scientifique et financière de ces deux mastodontes pourraient en effet booster cette discipline dès 2014.

La première interface cerveau-ordinateur sans fil

Dernier mais pas des moindres : des cochons et des singes équipés d’appareils de communication sans fil transmettant leur activité cérébrale à un ordinateur. L’appareil analyse cette activité et peut répondre à certaines stimulations avec l’idée de développer un jour la capacité de contrôler par la pensée un ordinateur à distance. L’équipe de chercheurs de l’université de Brown derrière ce résultat n’a décidément pas froid aux yeux !

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !