Connaissez-vous la déesse Gadhimai ? Comme tous les 5 ans, un petit village du Népal vient de procéder en son honneur au plus grand sacrifice d'animaux au monde | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Ce week-end a eu lieu la fête de Gadhimai au Népal, l'occasion du plus grand sacrifice d'animaux au monde.
Ce week-end a eu lieu la fête de Gadhimai au Népal, l'occasion du plus grand sacrifice d'animaux au monde.
©Reuters

Controverse

Connaissez-vous la déesse Gadhimai ? Comme tous les 5 ans, un petit village du Népal vient de procéder en son honneur au plus grand sacrifice d'animaux au monde

Les célébrations ont eu lieu ce week-end malgré les protestations des défenseurs des droits des animaux.

Ce week-end, la fête de Gadhimai au Népal a attiré plus d'un million d'hindous, au temple Gadhimai de Bariyapur, dans le district de Bara à environ 160 km au sud de Katmandou, où des milliers de bêtes ont été sacrifiées en l'honneur de Gadhimai, déesse hindou du pouvoir. Cette célébration, qui a lieu tous les cinq ans, est l'occasion du plus grand sacrifice d'animaux au monde. Après celle de 2009, où entre 300 000 et 500 000 animaux ont été décapités, des militants des droits des animaux du monde entier,  dont Brigitte Bardot et Maneka Gandhi, ont commencé à écrire aux autorités népalaises pour qu'elles fassent interdire ce rituel.

Beaucoup des animaux sacrifiés, la plupart des bébés, sont achetés illégalement à la frontière de l'Inde. Aussi, le mois dernier, en Inde, la cour suprême a ordonné au gouvernement de contrôler ses frontières afin que des animaux ne soient plus exportés illégalement vers le Népal et le ministère de l'Intérieur a renforcé la surveillance de ses frontières. 2 000 animaux ont été saisis et 100 personnes arrêtés, se réjouissent les activistes du droit des animaux. Par ailleurs, cette année, la célébration de Gadhimai a attiré bien moins de personnes qu'il y a cinq ans où 5 millions y avaient assisté. Malgré tout, le festival demeure un enjeu de santé publique.

"C'est de la folie, vraiment de la folie", expliquait Jayasimha Nuggehalli le directeur de la branche indienne de l'organisation Humane Society International, pour la défense des animaux, en direct du site du temple de Gadhimai, quelques jours avant la fête. "Il n'y pas de routes, pas d'infrastructures, pas un seul bus publique, pas de sanitaire ni d'eau. Il y a des excréments humains partout. Beaucoup de personnes sont venues et tout le monde porte un animal à faire sacrifier."

Quelques jours avant le début du massacre, des miliers d'animaux étaient parqués dans une énorme arène. Le sacrifice a commencé vendredi à 3 heures du matin où des hommes munis de couteaux les ont décapités.  Après quoi, le prêtre du temple a prononcé des prières et donné un peu de son sang en offrande humaine symbolique. Les exécutions ont continué le samedi. Puis, un contracteur de viande népalais s'est saisi de la peau et de la chair des animaux et a entassé leurs os dans une fosse où ils seront désormais vénérés. 

"La vue et les sons sont inimaginables", a écrit Jayasimha Nuggehalli. "Des piscinces de sangs, des animaux beuglant de douleur et de peur, des enfants effrayés, des dévots couverts du sang des animaux et quelques personnes qui boivent même le sans des carcasses sans têtes mais encore chaudes".

Images from #Gadhimai in #Nepal a few hours ago. This will continue tomorrow Retweet for the animals who were killed. pic.twitter.com/aYnMw3sFnO

 

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !