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Les scientifiques ont mené des expériences dans des conditions proches de celles sur Mars.
Les scientifiques ont mené des expériences dans des conditions proches de celles sur Mars.
©Ross Lockwood

En conditions réelles

Comment les chercheurs s’entraînent à vivre sur Mars sans quitter la Terre

La deuxième mission de simulation des scientifiques de l'HI-SEAS vient de se terminer le 25 juillet dernier. Pendant 120 jours, une équipe de six scientifiques a mené diverses expériences sur les pentes du volcan Mauna Loa à Hawaï, une zone qui présente de grandes similitudes avec la planète rouge.

En 1969, l'homme faisait son premier pas sur la Lune. En 2030, il pourrait bien le faire sur Mars... C'est en tout cas la volonté de la Nasa. L'agence spatiale américaine a ainsi récemment dévoilé son plan permettant d'envoyer  une expédition humaine sur la planète rouge.  Selon les astronautes la mission devrait durer deux à trois ans. Mais si à l'heure actuelle l'homme ne peut pas encore poser un pied sur Mars, cela ne signifie pas pour autant que les scientifiques ne multiplient pas les recherches et les expériences. Preuve en est avec la mission de simulation de l'Hawaii Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS). 

Financée par la Nasa et par l'université d'Hawaï, cette mission, la deuxième du genre (une première avait eu lieu à l'été 2013), a débuté le 28 mars et pris fin le 25 juillet. Ainsi, comme l'explique l'agence de presse Reuters, pendant 120 jours, six scientifiques ont vécu dans un petit habitacle et dans des conditions proches de celles qu'ils pourraient retrouver sur Mars. Concrétement, l'équipage composé d'Anne Caraccio, Lucie Poulet, Ross Lockwood, Casey Stedman, Tiffany Swarmer et Ronald Williams menait diverses expériences sur les pentes du volcan Manau Loa à Hawaï. 

Comme l'explique le site Planète-Mars.com, la mission "comportait également des expériences scientifiques, exécutées en particulier lors des sorties (EVA pour Extra Vehicular Activities) en scaphandre". Objectif principal de la mission : mener une étude psychologique de l'équipage en situation d'isolement. Un isolement total confirmé par le chef de l'expédition Casey Stedman. "Je n'ai pas vu un arbre, ressenti la pluie, entendu un oiseau, senti le vent sur ma peau en quatre mois" a-t-il écrit sur un blog. 

 

Les membres d'équipage, qui comprend notamment un ingénieur-chimiste à la Nasa et un neuropsychologue au Centre neurologique de Fort Wayne dans l'Indiana, ont été isolés de tout contact humain direct et se sont seulement nourri d'aliments déshydratés et/ou sous vide. "Nous avons essentiellement mangé de la bouillie. Une bouillie savoureuse, mais néanmoins de la bouillie" a écrit sur son compte Instagram Ross Lockwood qui termine un doctorat en physique à l'Université de l'Alberta. 

Autre preuve que les conditions de recherches ont été poussées à l'extrême : l'habitat, était équipé de toilettes sans eau de compostage et se voulant totalement autonome (sauf pour un réapprovisionnement de l'eau et la récupération des eaux usées toutes les deux à trois semaines). De plus, les communications avec le monde extérieur ont été volontairement décalées de vingt minutes pour faire comme si l'équipage se trouvait réellement sur Mars.

La mission s'est donc terminée le 25 juillet dernier. S'il va falloir plusieurs mois pour synthétiser l'ensemble des résultats, HI-SEAS prépare une nouvelle simulation de 8 mois à partir d’octobre 2014.

A noter que tout au long de la mission, les membres de l'équipage ont posté des photos sur les réseaux sociaux. En voici une sélection : 

Crédit Ross Lockwood

Crédit Ross Lockwood

Crédit Casey Stedman

Crédit Ross Lockwood

Crédit Ross Lockwood

Crédit Ross Lockwood

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