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Ce que l'on risque à trop réprimer ses émotions
©REUTERS/Kacper Pempel

Bonnes feuilles

Coeur de pierre : ce qu'on risque à trop réprimer ses émotions

Exprimer son avis et ses besoins, affirmer ses limites, défendre ses droits, réagir à l'agressivité, à la passivité, à la manipulation... Tous les jours, nous sommes en relation et devons nous positionner face aux autres. Extrait de "Être soi dans les relations", de Sylvie Grivel, publié chez Eyrolles (1/2).

Sylvie Grivel

Sylvie Grivel

Sylvie Grivel est formatrice en communication et coach certifiée. Formée à différentes approches - la PNL, l'élément humain de Schutz, l'analyse transactionnelle -, elle intervient dans le monde de l'entreprise, de la fonction publique, de la politique et de l'insertion sociale et professionnelle.

 

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Les émotions : amies ou ennemies ?

Lorsque j’écoute la plupart de mes stagiaires, beaucoup d’entre eux ont tendance à me répondre « ennemies » et souhaitent que je leur donne des pistes pour les maîtriser : ils ont appris qu’ils ne doivent pas montrer leurs émo- tions, surtout dans le milieu de l’entreprise, et que si celles-ci s’expriment, elles risquent de provoquer des dégâts relationnels.

En effet, selon la manière dont nous les exprimons, et nous verrons à l’étape 2 comment le faire, elles peuvent provoquer des dégâts sur le plan personnel et professionnel. Mais le fait de les réprimer n’engendre-t-il pas des conséquences plus néfastes ? À force de bannir ou de nier l’existence de nos émotions et de ne pas nous autoriser à les vivre ou à les exprimer verbalement, il se produit trois phénomènes :

• L’effet boomerang : l’émotion est transformée en tensions et maux physiques contre soi. La personne conserve son émotion pendant des semaines, des mois, voire des années, ce qui peut entraîner des maux physiques ou psychologiques.

• L’effet ricochet : l’émotion non exprimée à une personne sera exprimée à une autre. Tout le monde connaît ce phénomène très classique qui consiste, par exemple, à reporter sa colère à la maison contre son conjoint ou ses enfants parce que nous avons quelque chose qui nous a mis en colère au travail. Le conjoint réceptionne la colère, la déverse lui-même auprès de ses enfants, qui vont la déverser sur le chien en lui hurlant dessus... donc sur une personne non responsable de la colère initiale.

• L’effet bulle : à force de conserver pendant des heures, des mois, des années des émotions non exprimées, elles vont prendre de plus en plus de place et vont s’exprimer un jour de façon dispro- portionnée.

Nous voyons que ces trois phénomènes engendrent des conséquen- ces négatives pour soi, sous la forme de tensions, voire de mala- dies..., et envers les autres. Au lieu de vouloir combattre nos émotions telles des ennemies, apprenons plutôt à les voir comme des amies ; passons d’une représentation négative, « ce n’est pas bon, ce n’est pas beau, ça ne se montre pas... » à une représenta- tion positive. (...)

Les émotions ont une raison d’être, elles nous guident vers une meilleure connaissance de nous- mêmes : elles nous informent sur notre état interne, sur la satisfac- tion ou non de nos besoins. De même qu’elles nous guident pour mieux connaître les autres. Nous pouvons constater qu’elles ont toutes une intention positive ; alors, plutôt que de les nier, les refouler, acceptez-les et entendez leur message.

Extrait de "Etre soi dans les relations", de Sylvie Grivel, publié chez Eyrolles, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

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