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Christian Pierret : "Quand on est socialiste, les tromper sur ce qui les attend, c’est enterrer la gauche pour des dizaines d’années".
Christian Pierret : "Quand on est socialiste, les tromper sur ce qui les attend, c’est enterrer la gauche pour des dizaines d’années".
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Rose piquante

Primaire PS : Christian Pierret dénonce une "rupture d’égalité de traitement entre les candidats"

Recalé de la course à la primaire PS pour manque de signatures de parrainage, Christian Pierret contre-attaque. L'ancien ministre de l'Industrie sous Lionel Jospin, veut saisir la Haute autorité du PS pour que sa candidature soit validée. Selon lui, "on aurait voulu présélectionner les candidats qu’on ne s’y serait pas pris autrement".

Christian  Pierret

Christian Pierret

Christian Pierret est maire PS de Saint-Dié-des-Vosges.

Il a été Ministre délégué à l'Industrie, aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation.  Il est à l'origine de la "loi Pierret" sur l'ouverture des marchés français, de l’électricité, et des télécommunications à la concurrence.

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Le Parti Socialiste avait pourtant été prévenu par mon entourage. Mais, à l’heure dite, peu avant minuit mercredi soir, impossible de joindre qui que ce soit au siège du parti à Paris. Et pas même un mail où envoyer les signatures de soutien en vue de la primaire.

Dans une campagne des pré-primaires qui s’est beaucoup focalisée sur le « Big Five », les cinq candidats les plus médiatiques, tous les obstacles ont été dressés par l’appareil du Parti socialiste pour étouffer l’expression de mes idées. On aurait voulu présélectionner les candidats qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Pour autant, ma volonté de prôner une sociale démocratie décomplexée, la seule capable de répondre au défi majeur de notre pays, la lutte contre le chômage, a trouvé un écho dans toute la France. En attestent les multiples réactions qu’a suscitées mon livre[i] dans la presse ou sur le net et le soutien de nombreux élus, militants et sympathisants. Ce sont en effet 16 maires socialistes de grandes villes qui m’ont apporté leur parrainage dont trois qui n’ont pas pu me parvenir dans les temps.

Puisque la Première Secrétaire du Parti Socialiste avait publiquement envisagé, et c’était la moindre des choses, de repousser la date du dépôt de candidature pour laisser la possibilité à Dominique Strauss-Kahn de pouvoir concourir, j’estime que ma candidature est plus que jamais nécessaire. D’autant plus que celle du radical de gauche Jean-Michel Baylet a été entérinée, sans même que celui-ci ne recueille le moindre parrainage.

Comme de nombreux militants, je ne peux accepter cette rupture d’égalité de traitement entre les candidats et j’en appelle à la sagesse des membres de la Haute Autorité du PS pour qu’elle valide ma candidature et qu’elle permette, ainsi, la tenue d’un débat ouvert et pluraliste, selon les engagements pris par ma formation politique que je sers fidèlement depuis 40 ans.

Je reste plus que jamais déterminé pour que la Gauche gagne en 2012, assume et porte un véritable projet social démocrate, en brisant les tabous qui l’ont trop longtemps décrédibilisée et conduit, jusqu’ici, à une impasse. L’heure de vérité sonnera cet été. Sournoisement, les spéculateurs font leur sale boulot de destruction de l’euro. Nous devons dire la vérité aux Français. Quand on est socialiste, les tromper sur ce qui les attend, c’est enterrer la gauche pour des dizaines d’années. Il ne faut plus regarder dans le rétroviseur de 81 et 97 comme le fait Martine Aubry mais accomplir la mue social-démocrate du PS. C’est le sens de ma candidature.



[i] Pour une social-démocratie décomplexée, le sens d’une candidature – Editions Prospéro

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