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Le sultanat d'Oman n'est pas la première destination qui vient en tête des voyageurs, alors qu’il permet de réaliser un véritable voyage de luxe.
Le sultanat d'Oman n'est pas la première destination qui vient en tête des voyageurs, alors qu’il permet de réaliser un véritable voyage de luxe.
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Charme, standing et singularité : Oman, ce sultanat de luxe entre désert et montagnes

Découvrez aussi les richesses culturelles de cette destination méconnue.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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Le sixième sens d'Oman

À deux heures de Dubaï, au nord de la péninsule de Musandam, se trouve l'un des plus beaux hôtels du Sultanat d'Oman. Conçu dans un esprit villageois avec des murs en pierre, un mobilier en bois, l'élégante simplicité de son décor, le Six Senses Zighy Bay offre confort et pittoresque à qui choisit d'y descendre. À raison. Des montagnes gigantesques en toile de fond, 1,6 kms de sable blanc parallèles à l'horizon, palmiers ou cocotiers selon le point de vue, on est loin de Miami Beach et pourtant on s'y croirait ; à ceci près que la nature ici domine les vilaines infrastructures urbaines.

79 villas avec piscine. Une de plus et l'effectif aurait été rond. Rond comme la colline qui confère à l'hôtel une vue panoramique sur le golfe d'Oman. À tomber par terre ! Certaines chambres possèdent même une cave ainsi qu'une cabine de massage privées. Le grand luxe dans un décor chic et rustique ! À cheval entre tradition et modernité, un style indigène et un design homogène, l'architecture imposante de cet hôtel cinq étoiles est, en réalité, un terrain propice à la relaxation.

Toujours aux petits soins, le personnel du Six Senses organise chaque jour des activités à la fois calmes et extrêmes, pour la plus grande joie des clients. Des sessions de plongée avec tuba, des croisières au coucher du soleil et des cours de cuisine. Hmmm... Un peu d'exercice dans la salle de sport, une partie de tennis entre amis, une sieste en amoureux sur la plage... Entre musclette et bronzette, il y en a pour tous les goûts, toutes les envies. Ainsi chacun est ravi.

Entreprise seul ou accompagné, chaque expérience est unique, marquée du sceau de l'établissement.

La Sun Set cruise, par exemple, à bord d'un bateau à moteur, la Dhow Cruise, à bord d'un bateau de pêche, à travers les fjords de Musandam, deux croisières privées aussi inoubliables l'une que l'autre. En somme, il y les activités que favorise tout hôtel de luxe qui se respecte, la bicyclette, le jogging, le beach volley, le tennis, le canoz kayak, le snorkeling, le ski nautique ; et les activités propres à l'enseigne, telles que le parapente, un vol en ultra-léger motorisé, de Zighy Bay à Miam Beach (toujours pas Miami Beach) et Dibba Village, la pêche à la ligne en compagnie d'un des meilleurs pêcheurs du coin et en quête du succulent mérou local. Autrement, une excursion à Dubai, au milieu de la circulation, de la foule, des souks, des mosquées et des centres commerciaux « à l'américaine », s'impose.

L'ouïe, l'odorat, le toucher, la vue, le goût ; tous les sens ne peuvent être que séduits par le prestige d'Oman. Quant au Six Senses, pas besoin d'un sixième sens pour l'apprécier à sa juste valeur. Son charme, son standing et sa singularité sautent immédiatement aux yeux de quiconque. Tout le monde sonne donc de la conque pour ce lieu mythique, qui pourrait être le point final d’un merveilleux voyage sur-mesure à Oman !

De merveilleux moments dans la capitale d'Oman

Où aller pendant les vacances ? Aux Français les plus chauvins qui pensent au Mans, les Américains les plus aventureux rétorquent “Oh man !”. Dans les deux prononciations logent la réponse. En effet, pourquoi se cantonner à l'hexagone, voire à l'Europe, quand on peut se permettre de découvrir de nouveaux horizons ? Parmi lesquels Oman arrive en tête. Bordé par les Émirats-arabes unis au nord, l'Arabie saoudite à l'ouest et le Yémen au sud-ouest, ce pays n'est pas la première destination qui vient en tête des voyageurs, alors qu’il permet de réaliser un véritable voyage de luxe, luxe oriental, et qu'il recèle une kyrielle de trésors ; notamment dans sa capitale, Muscat, dont le nom évoque une boisson aux arômes complexes. Si le vin dit muscaté jouit d'une renommée mondiale, son homonyme géographique ne connaît pas le même luxe. Et pourtant, le luxe ne manque ne pas dans cette ville imbibée de culture. Déjà, ivres de curiosité, il ne reste plus qu'une chose à faire : se rendre sur place pour se forger sa propre opinion.

N.B. : Avant d'entrer dans un quelconque récit de voyage, il convient de préciser que l’entrée au Sultanat d’Oman, car il s'agit bien d'un sultanat, requiert la délivrance d’un visa. À commander de préférence en France afin de faciliter les démarches à l’aéroport.

« Quid faciam ? », criait Ariane après avoir perdu le fil qui la liait à Thésée, le déserteur. Oui, que faire une fois la douane passée ? Muscat n'est pas un labyrinthe, alors inutile de paniquer. Loin de la file, et non du fil cette fois, des taxis, un chauffeur privé et, avec un peu de chance, bilingue est toujours prêt à vous emmener n'importe où. Direction le Chedi, en premier lieu, où il est conseillé de déposer, puis défaire, ses bagages.

Fort d'une architecture double, pavoisant aux couleurs de l’Arabie et de l’Asie, le Chedi Muscat dispose d'une plage privée de 350 m de long et d'un jardin à la végétation variée et ce, à quelques kilomètres de la capitale. Bienvenue dans cet hôtel 4 dimensions. Selon leur catégorie, les chambres détiennent une vue différente. Les « Sérail », par exemple, donnent sur l’Océan indien, soit sur les montagnes de Muscat, les « Deluxe » sur des palmiers, les « Club Deluxe » sur les bassins de l'établissement, et les « Chedi Club » sur l'imposant Golfe d'Oman. 2 courts de tennis, 2 piscines, 1 spa et des excursions à la clé. La boucle est bouclée. Ou presque.

Et quelles excursions ! Hors Muscat : le Fort de Jalali et Fort de Mirani construits par des Portugais au XVIè siècle ; ou encore le désert de Wahiba Sands, avec ses oasis et ses chutes d'eau turquoise ; le summum étant d'y passer la nuit, au sein d'un campement de luxe éclairé à la bougie et par les constellations célestes.

Dans Muscat, en revanche, tout est à voir, depuis le nouvel Opéra de Muscat, symbole de la récente ouverture culturelle du Sultanat, jusqu'au port, en passant par le souk, et lesmuséesfranco-omanais, Bait Muzna Art Gallery et Beit Zubeïr. Mais le manque de place appelle ici à un développement ultérieur. À suivre, donc...

L'art depuis Paris jusqu'à Muscat

Orsay, l'Orangerie, le Louvre, le Quai Branly, les Petit et Grand Palais, côté public ; Grévin, Gustave Moreau, Jacquemart André, côté privé. Qui a dit que Paris détenait le monopole de l'art ? Personne, si ce n'est une caste d'iconoclastes bornés qu'il s'agit aujourd'hui de détromper. À Oman on omet souvent de visiter les musées, comme si l'Occident à lui seul concentrait toute la culture du monde. À tort. À Muscat, notamment, trois musées règnent en maîtres absolus sur cette région méconnue.

L'européocentrisme, voire la gallomanie n'ont effectivement aucune limite, si l'on considère que certains états-membres, la France en tête, visent à semer à tout prix leur empreinte à travers le monde entier. Muscat s'avère, à ce titre, un exemple de fusion culturelle pertinent. Inauguré le 29 janvier 1992 par le sultan Qabous et le président François Mitterrand, le musée franco-omanais retrace, au sein même de l'ancienne résidence des consuls de France, les différentes étapes des relations qu'ont pu entretenir l'hexagone et Oman depuis le XVIIIè siècle. Géré par le Ministère du Patrimoine et de la Culture, ce monument historique présente des vêtements, des photographies et des documents ainsi que des maquettes de bateaux, des costumes et des bijoux contribuant à l'illustration d'un vrai dialogue diplomatique.

De même, la Bait Muzna Art Gallery tente de faire le lien entre différentes nationalités et surtout diverses techniques. Campé dans une maison traditionnelle à trois étages, ancienne propriété de la famille royale, cet établissement transpire désormais la modernité. Une transformation, en bien, que l'on doit à Sayyida Susan Al Said qui a voulu créer un espace où pourraient cohabiter sans heurts sculptures, installations, collages, films, photos et tableaux. Pari réussi, puisque la galerie en question a le don de dénicher des talents qui attirent chaque année une flopée d'autochtones et de touristes.

Musée privé qui a ouvert ses magnifiques portes sculptées au public en 1998, le Beit Zubeïr, enfin, se veut l'œuvre de la famille Zubair. Fenêtre ouverte sur le patrimoine artisanal omanais, sa renommée internationale contraste avec les petits métiers qu'il met au jour et qui ont aujourd'hui du mal à trouver leur place dans la sacro-sainte mondialisation. Armes, meubles, bijoux, costumes, ustensiles de cuisine, et instruments de musique faits-main se conjuguent harmonieusement aux cartes, plans, photographies, manuscrits, documents et timbres d'époque. Couronné du prix de l'excellence architecturale un an après son inauguration, l'ensemble compte trois bâtiments en cours d'expansion, parmi lesquels le « Bait Dalaleel », dont la façade et la décoration intérieure évoquent le style de vie que menaient les Omanais il y a cent ans.

Voyage dans le temps, voyage dans l'espace ? À Oman s'opère un voyage marquant dans le présent, et rien d'autre, un présent marqué par un passé et un futur, une histoire et un progrès, une mémoire et des rêves où art et tradition occupent une place dynamique.

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