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Ces voiturettes autonomes qui pourraient bientôt remplacer les livreurs à vélo ou en mobylette
©REUTERS / Thomas Peter

Coursiers 2.0

Ces voiturettes autonomes qui pourraient bientôt remplacer les livreurs à vélo ou en mobylette

Après les drones de livraison, de plus terre-à-terre petites voiturettes pourront vous livrer chez vous. Nos coursiers à scooter ou à vélo sont-ils en danger ?

Alors que la livraison de commandes par drones promise par Google et Amazon rencontre de multiples problèmes concernant le respect de l'espace aérien et de la vie privée, la meilleure manière de se faire livrer son repas reste encore d'avoir recours aux coursiers à scooter et vélo. Cependant, un nouveau concurrent de poids devrait faire son arrivée dans le secteur : la voiture autonome.

Non, il ne s'agit pas des voitures Tesla ou des Google Cars dont nous vous avions déjà parlé, mais de petits véhicules, de la taille d'une (grosse) voiture télécommandée, équipés de six roues et de quelques neuf caméras, rapporte le site Quartz. Ce robot, créé par Starship Technologies, une startup estonienne, va entrer en service en juillet à Londres, Bern, Düsseldorf et Hambourg, au service de certaines entreprises de livraison de plats, tels que Pronto, qui a habituellement recours à des coursiers à vélo et scooter. Tout d'abord pilotées à distance par des employés de Starship, ces petites voitures électriques vont peu à peu se constituer une carte de leur environnement afin de pouvoir effectuer leurs prochains trajets sans assistance, tout en évitant les obstacles grâce à un radar incorporé, indiqueMashable.

Ces petits containers sur roues, qui pourront contenir l'équivalent de deux sacs de courses, ne pourront être ouverts qu'une fois arrivés à destination, à condition que le receveur du colis compose le code reçu par le biais de l'application sur laquelle il a fait sa commande. Sur les huit kilomètres parcourus par ces engins et les 400 000 passants rencontrés, Starship ne déplore pour le moment aucun incident.

Ces voitures permettraient aux entreprises de livraisons de minimiser les coûts et le temps de ce que ces dernières appellent "le dernier kilomètre", durant lequel la commande est acheminée du relai le plus proche au client. Pour le moment, une livraison de la sorte coûte près de 14 euros, mais la startup prévoit d'abaisser le prix à un euro.

Alors que le secteur de la livraison de nourriture a explosé depuis quelques années grâce à la numérisation des commandes par applications mobiles, de nombreuses startups ont été créées dans ce secteur, notamment dans l'Hexagone, telles que Foodora, TakeEatEasy ou encore Allo Resto. Just Eat, qui a racheté cette dernière, revendiquait 1,4 milliard d'euros de volume d'affaires en 2014 en Europe pour 61 millions de commandes et une croissance annuelle de plus de 50%. Cette "ubérisation" de la livraison de repas a permis à de nombreux jeunes de gagner de l'argent facilement. À condition que ces voiturettes soient utilisées en France et rencontrent le succès, ces livreurs "humains" pourraient perdre en effectif, car ils deviendraient plus chers pour les entreprises de livraison.

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