Ces néo-paysans qui font revivre le mythe du retour à la terre | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Ces néo-paysans qui font revivre le mythe du retour à la terre
©Reuters

Revival

Ces néo-paysans qui font revivre le mythe du retour à la terre

Si l’agriculture dite traditionnelle n’en finit plus de traverser des crises, l’activité conserve un attrait particulier pour bien des individus en quête du fameux mythe du retour à la terre. On les appelle les néo-paysans.

 WikiAgri

WikiAgri

WikiAgri est un pôle multimédia agricole composé d’un magazine trimestriel et d’un site internet avec sa newsletter d’information. Il a pour philosophie de partager, avec les agriculteurs, les informations et les réflexions sur l’agriculture. Les articles partagés sur Atlantico sont accessibles au grand public, d'autres informations plus spécialisées figurent sur wikiagri.fr

Voir la bio »

Retrouvez l’article source intégral signé Eddy Fougier sur WikiAgri

Sont-ils des concurrents aux agriculteurs traditionnels ? Ou au contraire contribuent-ils à renouveler les effectifs et à apporter du sang neuf dans une profession parfois exsangue dans certaines filières et qui vieillit ? Dans tous les cas, ils sont là, ils existent. Les néo-paysans sont, selon l’association Néo-Agri, « issus de milieu urbain ou rural, de tout milieu social et catégorie socio-professionnelle et installent leur exploitation aussi bien à la campagne qu’en périphérie des villes ou bien en ville. N’étant pas formatés par leur entourage (soumis à une pression familiale), ou une formation agricole conventionnelle, ils se révèlent souvent très innovants. »

Ils ne sont donc pas nécessairement des citadins, d’ailleurs l’association insiste sur ce point dans un commentaire diffusé sous l’article source paru sur WikiAgri. Pour autant, le phénomène reste apparenté, ne serait-ce que dans l’inconscient collectif, à ce fameux mythe du retour à la terre qui, dans notre histoire récente, avait connu son heure de gloire au moment du Larzac, avant de s’estomper quelque peu... De cette époque de « contre-culture communautaire » et de « cri libertaire », selon Gaspard d’Allens, à aujourd’hui, il existe une différence notable : l’ancrage en nombre. Au début des années 2000, 10 % des exploitants étaient ce que l’on appelle des « hors cadre familial », c’est-à-dire autres que des fils ou filles d’agriculteurs reprenant l’exploitation familiale. En 2020, on estime que ces « hors cadre familial » représenteront 30 % des agriculteurs. Attention toutefois, parmi ceux-ci, il faut aussi dénombrer les fils et filles d’agriculteurs qui se sont installés ailleurs que sur l’exploitation familiale, ce qui modère le phénomène.

Pour autant, ces « néo-paysans » bénéficient désormais de toute une série d’acteurs qui s’intéressent à eux, ici pour les accompagner dans leurs démarches, là pour communiquer, plus loin pour les intégrer dans une démarche éco-citoyenne très en vogue actuellement...

Le mythe du retour à la terre reste apparenté à un acte militant. La reconversion professionnelle qu’il suppose pour ceux qui sont issus de la ville est souvent motivée idéologiquement. L’idée la plus répandue consiste à produire localement de manière écologique.

Ces « néo-paysans » tranchent ainsi souvent avec les agriculteurs traditionnels. Le leitmotiv de ces derniers consiste à dire qu’il faut être formé, principalement techniquement et économiquement, pour s’installer. Se retrouver face à des néophytes qui veulent développer une agriculture « authentique » non corrompue par l’industrie, la science ou la technique, c’est parfois mal compris, voire mal perçu. Pour autant, la concurrence entre les deux mondes n’est pas obligatoirement si ardue dans le sens où, souvent les nouveaux venus choisissent des projets d’agriculture de niches.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !