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Candidat préféré des sympathisants UMP pour 2017 : + 6 points pour Nicolas Sarkozy, - 9 pour Alain Juppé
©Reuters

Sondage exclusif

Candidat préféré des sympathisants UMP pour 2017 : + 6 points pour Nicolas Sarkozy, - 9 pour Alain Juppé

Selon un sondage Ifop exclusif pour Atlantico, Nicolas Sarkozy effectue une reprise en main dans le noyau dur des sympathisants UMP. La dynamique est maintenant de son côté, tandis que celle d'Alain Juppé freine brusquement après une période pourtant faste sur la fin de l'année 2014.

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet

Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.

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Atlantico : Que nous apprend ce sondage ?

Jérôme Fourquet : Cette nouvelle enquête a été réalisée après la séquence des attentats, au moment où l’union nationale a mis entre parenthèse le reste de l’actualité politique. L’idée était de voir pour Atlantico quelle était la situation à l’UMP aux yeux de ses sympathisants concernant leur souhait de candidature pour 2017, mais aussi pour l’ensemble de la population. L’automne 2014 avait été marqué par deux  évènements : la victoire de Nicolas Sarkozy aux élections internes, la montée en puissance dans les médias d’Alain Juppé.

Ce sondage est donc un point d’étape après les attentats de Paris qui ont marqué le cours du mois, et la suspension provisoire qui en a découlé. Les conclusions sont assez claires : le premier enseignement, c’est le tassement marqué d’Alain Juppé dans les souhaits de candidature auprès de l’ensemble des Français. Pendant le mois de novembre et de décembre, Alain Juppé avait pu bénéficier d’une séquence bénéfique pour lui, des passages dans les médias réussis – comme "Des paroles et des actes". Le soufflé est retombé, et Alain Juppé est passé de 38% à 30%, revenant donc à son niveau de la rentrée 2014. Nicolas Sarkozy quant à lui est stable à 20% (-2 points).

Lire aussi : Droite et gauche face au péril 2017 : que dire pour être sûr d’avoir le candidat qui affrontera Marine Le Pen au second tour ?

Comment expliquer la perte d’Alain Juppé, quels sont les évènements qui lui ont porté préjudice ?

L’essentiel des pertes se retrouve dans la réponse "aucune de ces personnalité", et qui représentent en grande partie les électeurs de gauche. Ces derniers avaient été séduits par Alain Juppé, à un moment où ils recherchaient une alternative à François Hollande. Il incarnait un éventuel candidat de secours, de rechange, dans l’hypothèse où François Hollande ne pouvait pas faire barrage à Nicolas Sarkozy.

Les derniers évènements du mois de janvier ont donc très fortement bénéficiés à François Hollande, où il a repris l’électorat de gauche qui n’avait plus confiance en lui. Mais toujours devant l’ensemble des Français, Alain Juppé demeure devant Nicolas Sarkozy de 10 points.

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Mais lorsque l’on regarde la ventilation des résultats, on voit bien que cette avance du  soutien d’Alain Juppé est hypothétique. En effet, à l’échelle de la population, son avance tient d’une grande partie du soutien des électeurs du Parti socialiste (42%, -6% par rapport à nov-déc), qui est très majoritairement contre Nicolas Sarkozy (6% =). 

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Et du côté des sympathisants UMP ?

On observe là aussi un tassement d’Alain Juppé, qui ne décroche donc pas seulement sur l’ensemble de la population mais bien aussi dans son camp (36% à 27%), là où Nicolas Sarkozy reprend 6 points. Ces chiffres confirment que la dynamique en faveur d’Alain Juppé s’est arrêtée, et s’est inversée de manière spectaculaire. En revanche, quelque chose ne bouge pas : le match à l’UMP se joue entre eux deux. Ni François Fillon ni Xavier Bertrand n’apparaissent en capacité de troubler ce duel.

Un autre élément intéressant : on a dit que Nicolas Sarkozy avait perdu la main, qu’il était moins performant médiatiquement, et qu’il avait mal négocié la séquence post attentat. On constate ici que dans le noyau dur, il y a une reprise du terrain, ce qui vient contredire la lecture médiatique de Nicolas Sarkozy.

Un élément demeure intéressant à la lecture de ce détail des résultats : si le paramètre de vote pour les primaires inclut l’UDI, cela jouera en faveur d’Alain Juppé qui y est ultra dominant, bien que l’on note une diminution sensible des intentions parmi cette catégorie d’électeurs. On voit bien ici les arrières pensées qu’il peut y avoir derrière cette idée d’organiser des élections incluant le centre.

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