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Qu’on leur donne l’envie... 
Les classes moyennes résignées 
face à la présidentielle
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Des classes moyennes en plein doute

Qu’on leur donne l’envie... Les classes moyennes résignées face à la présidentielle

134 Français issus des classes moyennes, amenés à converser sur la campagne présidentielle, via la plateforme collaborative FreeThinking entre le 23 février et le 5 mars. C'est notre feuilleton de la semaine. 1er épisode : Ils ne croient plus aux promesses, mais s'investissent tout de même.

Véronique  Langlois et Xavier Charpentier

Véronique Langlois et Xavier Charpentier

Véronique Langlois et Xavier Charpentier ont créé en mars 2007 FreeThinking, laboratoire de recherche consommateur 2.0 de Publicis Groupe.

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La campagne a maintenant réellement démarré pour tous les participants. Quelles que soient leur famille ou leur inclinations politiques, il est clair pour tous que l’heure du choix c’est maintenant, et que les propositions commencent à être mises sur la table.

Ce qui ne veut pas dire que leur perception de la campagne soit enthousiaste.

Une perception toujours peu enthousiaste de la campagne présidentielle

Sur ce point, il n’y a pas de grands changements par rapport aux mois précédents. Ce qui domine, dans les commentaires, c’est un certain agacement face à une campagne jugée peu intéressante, c’est le plus souvent un certain scepticisme devant les positions et les propositions des uns et des autres, et surtout des deux principaux candidats.

Avec ce type de commentaires très répandus :

« Pour ma part, ils sont tous pareils (droite ou gauche), ils ne font que des promesses qu’ils ne tiendront pas. Ils ne pensent qu’à eux, à s’enrichir. Mais bon, il nous faut quand même quelqu’un aux commandes, alors je voterai, mais pour qui ? Je ne le sais toujours pas. »

En d’autres termes : tout à fait d’accord pour considérer les propositions, mais pas du tout d’accord pour faire vraiment confiance à ceux qui les font. Le thème des promesses qui n’engagent que ceux qui les reçoivent est extrêmement présent, encore. Et crée un premier clivage entre les deux principaux candidats tout particulièrement visés et les candidats « alternatifs », épargnés.

Malgré le manque d’enthousiasme et de confiance, une véritable mobilisation

C’est le pendant un peu paradoxal de ce premier constat : ce n’est pas parce que les participants affichent leur peur d’être la dupe encore une fois de la classe politique qu’ils ne se mobilisent pas. En moyenne, les participants ont posté plus de 7 fois ce qui est très supérieur à la norme, certains dépassant la vingtaine de posts sur la durée du blog. C’est sans doute le changement le plus marquant par rapport au mois de novembre : des Français plus engagés qui mettent souvent en avant la thématique du devoir de voter.

« Cette campagne présidentielle ressemble à toutes les autres campagnes. Une montagne de promesses faites aux Français pour réussir à se faire élire. Qui a vraiment la capacité de redresser le pays avant qu’il ne soit dans la même situation que la Grèce ? C’est une évidence que j’irai voter, c’est un devoir citoyen. Que l’on vote pour un candidat ou blanc, chaque Français devrait aller s’exprimer ! »

Les gens ont lu ou en tout cas écouté les programmes, ils les commentent, ils s’engagent véritablement pour tel ou tel. Ils cherchent à convaincre, à défendre des positions. Ils entrent en conflit les uns avec les autres, et ne se contentent plus d’afficher ensemble leur méfiance vis-à-vis de la classe politique.

« Je m’intéresse aux programmes, aux débats, aux meetings de chacun. Tout cela me conforte dans mon choix. En tout cas, il est certain que j’irai voter aux 2 tours. »

Les participants sont vraiment dans la campagne

Beaucoup ont fait leur choix et l’affichent. D’autres sont encore en réflexion et sont très attentifs à tout ce qui se dit, mobilisés pour ne pas se tromper.

« J’ai déjà choisi mon candidat mais je suis impatient de savoir ce que les candidats vont proposer et surtout comment le faire. Jusqu’ici beaucoup de solutions mais on cache toujours les conséquences sur notre quotidien (augmentation d’impôts directs ou indirects, etc…) »

Suite de cette étude sur la perception qu'ont les classes moyennes de la campagne présidentielle demain.

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