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L'homme qui ne voulait pas être le deuxième flic de France…
©LUCAS BARIOULET / AFP

Pitié pour lui

L'homme qui ne voulait pas être le deuxième flic de France…

Ses tourments sont indicibles. Et il a un nom tellement lourd à porter.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Le premier flic de France s'appelle Christophe Castaner. Pour lui la gloire, les récompenses et les honneurs. Pour lui le feu des projecteurs, les micros des radios et les caméras de télévision. Pour lui les soirées arrosées en boîte et les filles dans ses bras.

Le deuxième flic de France s'appelle Laurent Nunez. Contrairement à Castaner qui s'est fait lui-même, lui a fait les grandes écoles. C'est un technocrate. Un tâcheron, un besogneux. Place Beauvau, il bosse comme un malade pendant que son supérieur hiérarchique se bourre à la vodka. Il souffre de rester ainsi dans l'ombre d'un m'as-tu-vu. Mais en honnête serviteur de l'État qu'il est, il vit son triste destin en silence. Cependant, sa douleur n'est rien à côté de celle endurée par un autre Laurent Nunez. Ce dernier, son homonyme, n'a jamais mis les pieds place Beauvau : il exerce ses talents au 24 rue de la Tannerie, dans le 12ème, au siège des éditions du Cerf.

Ce Laurent Nunez-là est en effet éditeur et écrivain. Depuis le début de la crise des Gilets jaunes, sa vie ressemble à un cauchemar. Les tweets d'insulte se succèdent sur son compte. Tous croyant s'adresser au subordonné de Castaner, sont de la même tonalité. Pour la résumer et pour faire simple, c'est : "salaud, le peuple aura ta peau".

N'en pouvant plus de gravir sans cesse son Golgotha, Laurent Nunez (l'éditeur) s'est confié au Figaro dans l'espoir de faire cesser son lynchage. C'est comme ça que j'ai eu vent de ses malheurs. Je l'ai appelé : Laurent Nunez est mon éditeur.

Il m'a dit qu'il envisageait de mettre un gilet jaune et de faire un sit-in place Beauvau. "Pourquoi ?" ai-je demandé. "Parce que comme ça, la presse titrera : Laurent Nunez rallie les Gilets jaunes !" Il est bon ce Laurent…

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