Bijoutier de la Marne : Marchais, reviens, ils sont devenus fous | Atlantico.fr
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Un bijoutier du centre ville de Sézanne (Marne) a fait feu sur un agresseur venu le braquer.
Un bijoutier du centre ville de Sézanne (Marne) a fait feu sur un agresseur venu le braquer.
©Reuters

Légitime défense

Bijoutier de la Marne : Marchais, reviens, ils sont devenus fous

Après celui de Nice, celui de la Marne. Mais les assassins ne sont pas seulement ceux que l’on croit.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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Mis en examen. Stigmatisés. Dénoncés. Parce qu'il ont tué. Et ceux qui prennent leur défense sont, au choix (mais il peut y avoir cumul), des fascistes ou des racistes. C’est ce qu’on dit. Et ça ne date pas d’hier.

En 1976, un garagiste du nom de Lionel Legras, las d’avoir été cambriolé douze fois, installa un transistor piégé et bourré d’explosifs dans sa maison. Et dans son jardin, il disposa des panneaux : « défense d’entrer » et « danger de mort ». Deux cambrioleurs entrèrent quand même. L’un d’eux fut tué sur le coup, l’autre eut l’œil arraché. Ils s’appelaient (à cette époque on donnait les noms sans problème) René Vermeulen et André Rousseau. Jugé aux assises pour meurtre avec préméditation, le garagiste fut triomphalement acquitté par les jurés populaires. Le chef d’un parti, assurément fasciste, se félicita publiquement de ce verdict. Le chef en question s’appelait Georges Marchais. Et son parti c’était le PCF.

Quelques années plus tard, des militants, certainement racistes, de Vitry vinrent avec un bulldozer démolir un immeuble où devaient être logés des immigrés maliens. Cette action déclencha la colère de la presse et des mouvements de gauche. Les militants en question étaient membres de la section locale du PCF. Le maire qui avait couvert leur action était également communiste. Son racisme fut dénoncé. Il était fils d’immigrés maltais.

À la même période, le maire d’une commune de la région parisienne, Montigny-lès-Cormeilles, s’inquiéta du trafic de drogue qui empoisonnait les cités de sa ville. Il accusa une famille marocaine d’être la principale pourvoyeuse du trafic. Son apparence était débonnaire, mais elle dissimulait manifestement l’âme noire d’un raciste et d’un fasciste. Ce triste individu répondait au nom de Robert Hue. Il allait devenir chef du PCF.

En ces années-là, le parti communiste prêtait l’oreille aux doléances des classes populaires qui fournissaient le gros de son électorat. Les petites gens, les gens de peu, votaient pour lui et attendaient qu’il soit réceptif à leur mal-être. Aujourd’hui le PC n’est plus qu’une coquille vide dans laquelle s’est logé un bernard-l’hermite nommé Mélenchon. Des quartiers populaires dont il avait naguère la charge, toute vie s’en est allée, avec les petites gens qui les ont désertés. Un remplacement a eu lieu. Pas le Grand Remplacement cher à Renaud Camus. Mais un remplacement quand même. On s’obstine à appeler populaires ces quartiers. Ce qui est, tout au moins, un crime contre la langue française.

A lire du même auteur : Le gauchisme, maladie sénile du communisme, Benoît Rayski, (Atlantico éditions), 2013. Vous pouvez acheter ce livre sur Atlantico Editions.

 

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