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L'art et la manière d'embarquer
L'art et la manière d'embarquer
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Le monde à l'envers

Bienvenue à bord (et que ça saute !) : les méthodes pour perdre le moins de temps possible à l’embarquement dans les avions

La pire façon de monter à bord d'un avion serait de commencer par le fond. Or c'est ce que font de nombreuses compagnies aériennes.

C'est un fait : les compagnies aériennes ne s'y prennent pas de la bonne manière pour faire embarquer leurs passagers à bord. Pire, ils utilisent des méthodes particulièrement lentes. Or d'autres procédures peuvent faire gagner jusqu'à 10 minutes lors de l'embarquement. C'est ce que souligne le site américain Vox, qui a étudié les différentes manières employées par les compagnies américaines pour faire entrer les passagers de la classe économique dans un avion. Traditionnellement, les compagnies font entrer d'abord les voyageurs qui sont assis au fond, puis ceux des rangées juste devant, et ainsi de suite. Le problème est que cette méthode prend beaucoup de temps. Il en existe de beaucoup plus rapides. L'émission américaine Mythbusters, qui teste la véracité de certaines légendes urbaines, a expérimenté différentes procédures d'embarquement. 

1 – La pire façon de monter à bord d'un avion : commencer par le fond

Remplir l'avion en commençant par le fond prend entre cinq et dix minutes de plus que d'autres méthodes. Le problème majeur de ce traditionnel remplissage par vagues successives : les passagers passent beaucoup de temps à attendre les uns derrières les autres, le temps que les premiers prennent place. Autre problème, dès qu'une personne est d'ores et déjà installée dans une rangée, elle doit bien souvent se lever pour que son futur voisin puisse s'asseoir à côté. Cette méthode est notamment utilisé par la compagnie française Air France qui persiste et signe à faire entrer en premier ses passagers du fond dans les vols régionaux comme les long-courriers.

2 – Une technique un peu plus rapide : l'embarquement aléatoire

Laisser les passagers monter dans l'avion librement conduit à un temps d'embarquement plus rapide. Depuis mai 2009, la compagnie américaine US Airways a adopté cette méthode : les voyageurs possédant une carte d'abonnés montent en premier puis le reste des passagers montent par ordre de check-in. Bilan : cette méthode est un peu plus rapide. La plupart des passagers ne tentent pas d'atteindre leurs sièges en même temps. Il y a alors moins d'embouteillages et cela permet d'éviter certains conflits d'espace. Cette méthode est notamment très utilisée par les compagnies low-cost. 

3 – Une piste intelligente : la méthode dite de "l'extérieur-intérieur"

Cette technique consiste à faire d'abord entrer dans l'avion les passagers assis aux fenêtres, puis ceux au milieu de la rangée, et enfin ceux installés le long du couloir. Selon Mythbusters, si ce n'est pas la procédure la plus rapide, cette méthode a au moins l'avantage de satisfaire cinq fois plus les voyageurs que l'embarquement débutant par les sièges du fond.  La compagnie américaine United Airlines a notamment adopté cette procédure depuis juin 2013. Petite exception à la règle : les familles peuvent monter à bord en même temps.

4 – La méthode la plus rapide : le placement libre

Premier arrivé, premier servi ! Avec cette méthode, les passagers n'ont pas de siège affecté lors de leur embarquement. Ils montent dans l'avion dans l'ordre de leurs arrivés et se placent où ils le souhaitent. Cette piste a fait ses preuves et est désormais le moyen le plus rapide à bord d'un avion selon les compagnies aériennes qui l'utilisent. C'est le cas de Southwest Airlines qui laisse ainsi la possibilité aux passagers de se placer comme ils le souhaitent. Un mode de placement qui rencontre néanmoins un taux de satisfaction très bas parmi les voyageurs.
 

5 – La meilleure façon d'embarquer (théoriquement) : la méthode Steffen

Un astrophysicien américain aurait découvert la solution miracle. En 2008, alors que Jason Steffen est coincé dans un embarquement cafouilleux à l'aéroport de Seattle, il décide alors de se pencher sur ce problème. Il en est venu à un système d'embarquement plus performant que ceux habituellement utilisés : à savoir, faire embarquer les passagers un siège d'une rangée sur deux. Les passagers côté fenêtre prennent place avant ceux des sièges centraux, qui s'installent eux-mêmes avant les passagers situés du côté de l'allée centrale. L'idée de Jason Steffen est d'appliquer cette stratégie du fond de l'appareil vers l'avant en passant une rangée sur deux. L'avantage est d'éviter de se marcher sur les pieds avec des personnes qui convoitent des espaces contigus. Le problème est que cette méthode s’avère difficile à mettre en œuvre puisqu’elle nécessite que la file d'attente devant la porte d’embarquement respecte place par place l'ordre de remplissage.
 

Alors à la question : pourquoi les compagnies aériennes n'utilisent pas les meilleures méthodes ? La première réponse possible est que le système actuel permet des économies aux compagnies aériennes. Faire gagner du temps aux passagers ferait perdre de l'argent aux compagnies. "Bien souvent, les compagnies proposent aux passagers de payer un supplément pour embarquer tôt et être privilégié", souligne Businessweek

Pour les passagers, cependant, cela n'a aucun sens. Attente, stress, cafouillis, conflit, tel est le lot quotidien pour chaque voyageur. Pour éviter ce stress, payer plus pour se sentir plus à l'aise, voilà la seule méthode rentable que proposent aujourd'hui les compagnies aériennes. Bilan des courses, tout le monde paie des billets de plus en plus élevés au prix de base au lieu de gagner du temps sur le temps d'embarquement. Business is business et ce, même dans les airs !

Infographie via Vox

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