Bernard Spitz était l’invité de Radio Classique ce matin. Le président de la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) a dressé le bilan 2013 des assurances-vie. A cette occasion, il a regretté l’explosion du coût des sinistres l’année dernière : "Sur 7 mois, on a une facture de 1 milliard d’euros et demi, ce qui est normalement la moyenne annuelle". Bernard Spitz a de nouveau déploré le manque d’action publique pourtant demandé de ses vœux. "Il n’y a qu’à travers la prévention qu’on pourra limiter les coûts pour les assureurs mais aussi les coûts humains". En dépit des sinistres, la collecte, négative de 5 milliards l’année précédente et "positive de 11 milliards cette année" dû à un "rééquilibrage face au livret A". "L’autre fonction des assureurs est de financer l’économie de façon massive et considérable". Bernard Spitz détaille : "50 % des actifs sont placés dans les entreprises. Et on assiste à un petit réveil des actions par rapport aux obligations". "Ça finance donc aussi la dette publique, à un tiers par la population française" et au sein de ce tiers " l’assurance occupe la majeure partie". Pour lui, les assurances permettent de "maintenir la qualité de la signature" de la France. [LES AUTRES ARTICLES DE VOTRE BRIEFING ATLANTICO BUSINESS] Suivre @atlanticobiz