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Aux États-Unis, l’épargne est à la traîne
©Reuters

USA Business

Aux États-Unis, l’épargne est à la traîne

L’étude publiée hier par NeighborWorks relate que plus de 72 millions d’Américains sur 158 millions d’actifs n’ont pas de quoi subvenir à une situation d’urgence comme la perte d’un emploi ou une crise financière.

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France USA Media est une agence de presse basée à Los Angeles. Elle couvre l'actualité des Etats-Unis en Français pour la presse, la télévision et l'internet, avec des correspondants à New York, Washington, Austin, San Francisco et L.A.

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Sur un échantillon de 1035 actifs, 34% ne possèdent pas d’économies et 47% ont de quoi faire face sur une période de 90 jours. Ces chiffres préoccupent le P-DG de NeighborWorks America, qui déclare dans un e-mail : "C’est troublant, notre enquête montre que beaucoup de gens sont encore à se creuser hors du trou, alors qu’ils ont connus la Grande Récession".

Selon le BLS, Bureau of labor Statistics, les économies ne sont qu’une bouée de sauvetage à court terme pour une personne au chômage et ne lui permettent de survivre qu’au jour le jour. La situation idéale pour contrer ce phénomène serait que les travailleurs épargnent 15% de leur revenus pour une vision à plus long terme, selon les experts financiers. Le LBS dévoile que les Américains ne savent pas comment épargner, ne serait-ce que pour leur retraite.

Ce qui est alarmant pour le chef analyste Greg McBride de Bankrate, c’est que 18% des épargnants interrogés ne savent pas quoi faire de leurs économies. "Le fardeau de l’épargne-retraite est de plus en plus pesant et la nécessité de réaliser des économies d’urgence est d’actualité" explique Greg McBride, précisant que le taux d’épargne n’aide pas à l’économie des ménages et que la cause d’une part, est le gel des salaires qui n’augmentent pas et d’autre part, la culture américaine qui mise sur les dépenses à crédit plus que sur la capitalisation.

McBride estime que les gens ont connus des années difficiles en période de récession, ce qui a un temps, donné une impulsion à l’épargne. "Mais avec la stagnation des revenus, la situation a inversé la tendance".

L’activité économique des États-Unis dépend de la dépense des ménages. Les économistes attendaient une augmentation de 0,2% des dépenses en février et ils ont constaté que les épargnants ont surtout économisé pour l’achat de voitures.  La vague de froid qui s’est abattue notamment sur l’est a fait grimper les dépenses pour l’énergie.

Et pourtant, le montant de l’épargne atteint 768,6 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis décembre 2012 selon Bankrate. C’est la classe moyenne qui épargne le plus, soit 10% de leurs revenus et dont les salaires annuels sont entre 30.000$ et 74.999$. Cette catégorie, moins à l’abri, montre que "l’épargne n’est pas en fonction du revenu mais que c’est une discipline selon les moyens de chacun" dit McBride.

Edwige Després – France USA Media

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