"On ne voyait que le bonheur" : Delacourt, un auteur à couper le souffle | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Culture
"On ne voyait que le bonheur", de Grégoire Delacourt est publié aux éditions J.C.Lattès.
"On ne voyait que le bonheur", de Grégoire Delacourt est publié aux éditions J.C.Lattès.
©Culture-Tops

Atlanti-culture

"On ne voyait que le bonheur" : Delacourt, un auteur à couper le souffle

Après "La liste de mes envies", Grégoire Delacourt prend avec son nouveau roman "On ne voyait que le bonheur" une nouvelle dimension. Il a ce talent indéniable de nous entraîner et de nous attacher à ses personnages jusqu'à la fin.

Marie Ruffin pour Culture-Tops

Marie Ruffin pour Culture-Tops

Marie Ruffin est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

Voir la bio »

Le thème

Antoine, expert en assurances, passe son temps à estimer et chiffrer le vie des autres au travers de leurs malheurs, jusqu'au jour où il s'intéresse au prix de sa propre vie; et le drame arrive. Que vaut-elle cette vie, quel est le prix du bonheur ? Plongée dans une malédiction familiale, dans l'enfance, l'adolescence et au coeur d'une vie d'adulte meurtrie.

Points forts

1/ l'écriture percutante, à la première personne (par la voix d'Antoine d'abord, puis par le journal de Joséphine, sa fille); avec des mots simples, justes, forts et efficaces; des phrases "choc", qui parfois coupent le souffle et frappent au fond de soi; des chapitres courts qui tiennent en haleine : on rentre dans le livre et on ne le lâche pas.

2/ une construction en trois parties : l'action, la renaissance, le pardon.

3/ le thème principal: la lâcheté(ce mot revient de façon récurrente) et ce que cela engendre de manque d'estime de soi; le manque d'amour avec la difficulté de vivre et de grandir, la difficulté à aimer sans avoir été aimé; la violence de la vie par abandon de la mère, absence du père et trahison de la femme.

4/ Effets miroirs et onde de choc de sentiments et d'émotions saisis à vif, qui nous happent. On n'en sort pas indemne et on y repense, avec beaucoup de phrases à relire et qui font réfléchir.

Points faibles

Roman noir, avec une fin un peu cousue de fil blanc, mais qui finalement est bénéfique pour retrouver son souffle... Pour ceux qui n'aiment pas le pathos, s'abstenir.

En deux mots

Chronique difficile à écrire car, avec ce roman, on est au coeur de notre humanité. Y sont décrits tous les sentiments qu'on a "à l'intérieur" et qu'on n'ose ou qu'on ne sait pas exprimer. Après "La liste de mes envies", Grégoire Delacourt prend, là, une nouvelle dimension. Il a ce talent indéniable de nous entraîner, et de nous attacher à ses personnages jusqu'à la fin. Alors allez-y, plongez !

Recommandation

ExcellentExcellent

Informations

"On ne voyait que le bonheur", de Grégoire Delacourt, éditions J.C.Lattès.

POUR DECOUVRIR CULTURE-TOPS, CLIQUEZ ICI : des dizaines et des dizaines de critiques sur chaque secteur de l'actualité culturelle

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !