"La France est une république écologique et environnementale". Telle sera (sans doute) la Constitution écrite par Nicolas Hulot ! | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
"La France est une république écologique et environnementale". Telle sera (sans doute) la Constitution écrite par Nicolas Hulot !
©GERARD JULIEN / POOL / AFP

Ravalement de façade

"La France est une république écologique et environnementale". Telle sera (sans doute) la Constitution écrite par Nicolas Hulot !

Le ministre de la Transition écologique et solidaire peine un peu sur la nouvelle rédaction de notre loi fondamentale. Nous allons l'y aider.

Benoît Rayski

Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

Voir la bio »

Lisez l'article 1 de notre constitution.

La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales.

Vous sentez bien qu'elle a pris de l'âge…

Elle a soixante ans. Et les premières rides apparaissent déjà. Une dame d'un certain âge encore un peu désirable certes, mais moins que quand elle avait vingt ans. Nicolas Hulot la convoite ardemment. Mais il la veut plus jeune et plus fraîche pour satisfaire ses émois.

Une affreuse verrue la défigurait. Le mot "race" ! Un coup de bistouri l'a fait disparaître. Mais il faut beaucoup plus pour effacer le réparable outrage des années. Des injections de botox. Un lifting. Et des centaines de séances dans un institut de beauté utilisant uniquement des produits de la marque Ushuaia.

Nicolas Hulot a donc obtenu de Macron qu'il fasse figurer la protection de l'environnement dans l'article 1 -l'article roi- de la Constitution. L'article 34 était initialement prévu pour ces dispositions. C'était la mettre à la cave. On lui a fait bondir 33 articles ! Une ascension céleste. Et Hulot est monté au ciel avec.

Rédiger le nouvel article 1 de la façon la plus complète n'est pas tâche aisée. Nous nous y sommes attelés. En espérant que les constitutionnalistes convoqués par Hulot y trouveront matière à écrire. Voici ce que ça pourrait donner.

La France est une république indivisible, laïque, démocratique, sociale, écologique, environnementale et climatisée (si, si !). Elle garantit à tous et à toutes un égal accès à l'air pur. Elle considère que la pollution est un crime contre l'humanité. Elle offre aux animaux, nos frères, des herbages verdoyants garantis sans OGM. Elle s'engage à ce que les plantes de son territoire soient préservées des pesticides.

Cette nouvelle version de la Constitution est, soyez en assurés, le fruit d'un intense labeur. Vous pourrez utilement la compléter. Merci d'envoyer vos suggestions à Atlantico qui transmettra à Nicolas Hulot.

En attendant que la Constitution soit relookée et rajeunie, les centrales nucléaires sont toujours là. Le glyphosate aussi. Des avions qui dégagent des quantités monstrueuses de CO2 volent toujours. Des dizaines de millions de voitures polluantes circulent sans encombre dans notre pays. Les trains gros consommateurs d'énergie roulent. Croyez-vous que la nouvelle Constitution arrêtera tout ça ? Bébé écolo avait besoin d'un hochet. Hulot et Macron le lui ont donné.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !