"J’ai toujours cette musique dans la tête" : pas folichonne, la musique... | Atlantico.fr
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"J’ai toujours cette musique dans la tête" : pas folichonne, la musique...
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"J’ai toujours cette musique dans la tête" : pas folichonne, la musique...

Marie De Benoist pour Culture Tops

Marie De Benoist est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).

 

 

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LIVRE 
 
J’ai toujours cette musique dans la tête
d'Agnès Martin-Lugand
 Ed. Michel Lafon 
362 p.
 
RECOMMANDATION : BOF !
            
 
THEME 
 
Véra et Yanis filent le parfait amour et partagent leur joie de vivre avec leurs trois enfants. Elle travaille dans une agence de voyage, lui s’est formé tout seul dans le bâtiment et supporte de plus en plus difficilement sa collaboration avec Luc, le frère de Véra, qui se montre trop prudent à ses yeux. Grâce au soutien financier providentiel d’un certain Tristan,  il va enfin se lancer seul dans un projet à la hauteur de ses ambitions. Il peut compter sur les encouragements de sa femme admirative. Tout va cependant changer dans leur vie bousculée par le rythme de travail infernal de Yanis et menacée par la place de plus en plus envahissante de Tristan.
 
POINTS FORTS 
 
• des personnages vivants.
• un couple solide, au sein duquel chacun se soucie de l’accomplissement de l’autre.
 
POINTS FAIBLES 
 
• une intrigue bien mince, fondée sur une histoire de manipulation trop prévisible.
• des longueurs dues à une suite détaillée d’actes et de gestes quotidiens sans aucun intérêt.
• des lapalissades et des clichés à profusion, qui relèvent d’une vision simpliste des rapports humains.
• un style familier, relâché, voire vulgaire, un vocabulaire pauvre, bref une langue dépourvue de la moindre élégance.
 
EN DEUX MOTS 
 
A part la croyance sympathique à la force de l’amour conjugal et familial, rien ne peut sauver ce roman insipide. La mise en scène de la vie quotidienne de ce couple, soi-disant mis en danger par l’emprise d’un « prédateur », est d’une banalité confondante.
 
UN EXTRAIT 
 
« Depuis la première fois où je t’ai vu, je veux ce que tu as. Je veux ta vie, ta place, tes enfants, et ta femme … Il fit une pause. L’horreur de ses paroles me rendait muet. Son sourire s’agrandit. » p.297
 
L’AUTEUR 
 
Agnès Martin-Lugand, née en 1979, est l’auteur de quatre romans, qui se sont vendus à près de deux millions d’exemplaires : Les gens heureux lisent et boivent du café (2013), Entre mes mains le bonheur se faufile (2014), La vie est facile, ne t’inquiète pas (2015), Désolée, je suis attendue (2016). 

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