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Don't Starve est un petit bijou du jeu indé.
Don't Starve est un petit bijou du jeu indé.
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Atlantico Games

“Don't Starve” : un petit bijou du jeu indé à découvrir ou redécouvrir

A découvrir ou à redécouvrir, Don't Starve est un petit bijou du jeu indé. A l'occasion de la sortie imminente de l'extension multijoueur du jeu, (re)penchons nous sur ce qui fait le génie de Don't Starve...

Greg Jacomet

Greg Jacomet

Greg Jacomet, 24 ans, est éditeur du magazine Parisian Gentleman, éditorialiste pour le magazine "The Rake" et un expert aujourd’hui très réputé en matière de parfumerie, notamment masculine. 
 
Il est également un grand spécialiste du monde des jeux vidéo et l’animateur de la rubrique "Atlantico Games" consacrée à l’actualité internationale du secteur.
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Le jeu vidéo, en sa qualité de média intéractif, permet au joueur de vivre des aventures hors du commun, que ce soit par le biais d'un scénario superbement écrit, ou d'un univers visuel enchanteur, voir les deux à la fois. Une troisième catégorie existe, plus discrète ; une catégorie ou ce sont les mécaniques du jeu lui même qui constituent le coeur de l'expérience.

Don't Starve (Ne meurs pas de faim !) fait assurément partie de cette dernière catégorie, en étant doté en sus d'une patte graphique au charme certain, dans la plus droite lignée d'un Tim Burton ou d'un Chris Van Allsburg.

Vous incarnez Wilson, un jeune scientifique que le démon Maxwell a emprisonné dans un monde grotesque de sa création. Très vite, Wilson se retrouve livré à lui-même, avec pour seule indication l'unique conseil d'un Maxwell suitant de cynisme et lourd de menaces : "Tu ferai bien de trouver quelque chose à manger, la nuit approche"...

Plus d'autres choix en effet que de se mettre en route, il s'agit d'utiliser le monde à son avantage pour survivre. Quelques baies en poche, il faut se presser : ramasser des branches et des cailloux permettront de créer une hache de fortune, qui servira à couper du bois, indispensable à la création d'un feu de camp digne de ce nom, à tour indispensable à la survie de Wilson.

Car dans Don't Starve, la nuit, les ombres prennent vie et n'hésiteront pas à attaquer quiconque n'est pas protégé par une source de lumière suffisante.


Au bout de seulement 10 minutes de jeu, les grandes lignes sont claires. Guère besoin de tutorial à rallonge, le jeu se charge de vous apprendre ses règles, à la dure : ne mourrez pas de faim, et bâtissez un camp de base bien éclairé ou vous retrancher la nuit.

La journée sera au début dediée au maintient de deux jauges, mises en evidence sur le coin supérieur droit de l'écran : la jauge d'estomac, représentant votre état de faim, et la jauge de santée mentale. Cette dernière sera mise à rude épreuve. L'univers de Don't Starve est d'un grotesque achevé et d'une perversité sans nom.

Si votre santée mentale atteint un niveau critique, Wilson commencera à halluciner dans un accès de folie. Les lapins se transformeront en créature hideuse, et des yeux fantasmés se mettront à vous observer du coin de l'écran ... en bref, un état de vulnérabilité extrême, à éviter autant que possible.

Le reste du temps sera aloué à l'amélioration de votre camp de base. Il est possible de faire pousser sa propre nourriture, ce qui demande du temps et des ressources (graines, engrais...). Il est également possible de créer toute une varieté de machines plus ou moins farfelues, comme la "Machine à science", qui permet à Wilson de débuter un certain nombre de projets scientifiques utiles à sa survie, comme un thermomètre géant pour prédire l'arrivée redoutée de l'hiver...

 

Impossible de rester terré dans son camp indéfiniment ; il vous faudra aller chercher des ressources en permanence pour vos nouveaux projets, et faire des provisions en prévision de l'hiver. La saison peut arriver brutalement, et sera sans pitié envers les joueurs les moins préparés – il vous faudra des vêtements chauds, et de la nourriture non périssable en quantité suffisante.

Une tâche plus ardue qu'il n'y paraît, étant donné que le moindre faux peut être fatal ; la faune est potentiellement hostile, et la flore traitresse. Plus tragique encore, la mort est permanente dans Don't Starve. Mourrez, et vous devrez tout recommencer depuis le début, dans un nouveau monde généré aléatoirement.

Cette menace permanente, qui flotte comme une épée de Damoclès au dessus de la tête de Wilson, force le joueur à rapidement apprendre de ses erreurs, et à la prudence. Mourir le plus tard possible est récompensé ; chaque jour de survie vous rapportera des points d'expérience, qui vous permettront de débloquer de nombreux personnages différents, chacun dotés de capacités qui leurs sont propre. Willow la pyromane, par exemple, allumera un feu automatiquement dès la nuit tombée...

Don't Starve est un jeu exigeant, qui demande patience et curiosité pour être pleinement apprécié. L'univers à explorer regorge de secret à découvrir, et s'avère être à égale mesure fascinant et terrifiant. Si la mort peut souvent s'y avérer frustrante, le pouvoir addictif du jeu incite le joueur à se surpasser pour la prochaine partie. Une petite pépite du jeu indépendant, qu'il est maintenant possible d'apprécier en mode multijoueur...

On aime :

  • L'univers du jeu, créatif et décalé
  • Des mécaniques parfaitement huilées
  • Une expérience de jeu intense, qui se développe sur la durée
  • La possibilité de survivre à plusieurs en multijoueur grâce à l'extension "Don't Starve Together !"
  • La possibilité de customiser son terrain de jeu pour rendre la partie plus ou moins difficile
  • Une communauté active et passionée
  • Bourré de surprises
  • Addictif

On aime moins :

  • Disponible uniquement en anglais pour l'instant
  • La mort, parfois frustrante
  • Les débuts de parties, qui peuvent devenir redondant après quelques morts
  •  

Développeur : Klei Entertainment

Plate-forme : PC, PS4, VITA

Prix : 20€

 

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