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"Derain : 1904-1914, la décennie radicale" :  Derain, côté pile, côté face, gagne à être connu dans toute sa diversité
©Allociné

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"Derain : 1904-1914, la décennie radicale" : Derain, côté pile, côté face, gagne à être connu dans toute sa diversité

Marie Wimez pour Culture-Tops

Marie Wimez pour Culture-Tops

Marie Wimez est chroniqueuse pour Culture-Tops.

Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.). Culture-Tops a été créé en novembre 2013 par Jacques Paugam, journaliste et écrivain, et son fils, Gabriel Lecarpentier-Paugam, 23 ans, en Master d'école de commerce, et grand amateur de One Man Shows.

Voir la bio »
EXPOSITION
 
Derain: 1904-1914, la décennie radicale
 
INFORMATIONS
 
Centre Pompidou
Place Beaubourg  75004 PARIS
Jusqu' au 29 janvier 2018
Ouvert tous les jours, sauf mardi, de 11 à 21h. Nocturne le jeudi jusqu’à 23h
Tel: 04 44 78 12 33
www.centrepompidou.fr
  
  
RECOMMANDATION : BON
           
 
THEME
 
Le centre Pompidou nous propose un nouveau regard sur l’œuvre d’André Derain. Il revient sur la première période, 1901-1914, de l’artiste, alors qu’il participe aux mouvements d’avant-garde. Au cœur du fauvisme et du pré-cubisme, Derain évoluera, à partir de 1911, vers un néo-classicisme empreint d’érudition et loin des audaces des années précédentes.  Cette exposition tente de mieux faire comprendre le passage de son rôle très actif dans l’histoire des avant-gardes à sa défense d’un retour à la tradition.
Le centre Pompidou s’est appuyé sur des archives inédites de Derain, ses photographies, sa collection d’estampes, ses écrits et sa correspondance. 
Il présente 70 peintures, des sculptures maories et africaines, une cinquantaine de photographies, des céramiques…
     
POINTS FORTS 
 
*la scénographie et la sélection des œuvres  montrent bien l’évolution de la peinture de Derain en ce début du XXe siècle et comment le peintre  « divisionniste » s’allie à l’aventure du fauvisme, puis à celle du cubisme. Si son ami d’enfance, Vlaminck, se proclame « tout instinct », Derain, de nature exigeante et inquiète,  a besoin de références ; il fréquente assidument le Louvre. Et ses doutes  le  conduiront à créer un  nouveau classicisme à la française.
*la production estivale de 1905 à Collioure est superbe: les paysages lyriques et colorés furent exposés dans la fameuse « cage aux fauves  ». Fascinantes, les « Baigneuses », de 1908 ; ces  compositions, souvent très grandes, illustrent le tournant Cézannien.    
*le très beau « paysage à Cassis », de 1907. Cette toile offre une forme personnelle du cubisme à travers ce paysage cloisonné.
*Point important: l’exposition montre combien Derain fut le premier à voir les potentialités plastiques de l’art africain et océanien. Il a été aussi l’acteur de sa diffusion. 
De même, il a découvert la photographie avant tous les autres.
        
 
POINTS FAIBLES 
 
*la série des vues de Londres soufre de la comparaison avec celle de Monet. C’est un avis personnel !
*il est parfois difficile de démêler certaines influences, entre Cézanne et Gauguin par exemple.
 
EN DEUX MOTS
 
Le moins qu'on puisse dire, c'est que Derain, personnage attachant, a connu un parcours original...
 
UN EXTRAIT
 
« Derain est…un de ces esprits perpétuellement curieux et qui ne savent pas tirer parti de leurs inventions »: portrait dressé par Gertrude Stein dans les années 1930
 
 

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