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"C’est un ramassis de notes et de collages" : toute la vérité sur "Révolution", le livre d'Emmanuel Macron
©Reuters

Bonnes feuilles

"C’est un ramassis de notes et de collages" : toute la vérité sur "Révolution", le livre d'Emmanuel Macron

Dans leur ouvrage "Les apprentis de l'Elysée" (ed. Plon), Pauline Théveniaud et Jérémy Marot lève le voile sur l'entourage d'Emmanuel Macron, ce club très fermé qui gouverne la France. 2/2

Pauline Théveniaud

Pauline Théveniaud

Pauline Théveniaud est reporter au service Politique du Parisien.  

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Jérémy Marot

Jérémy Marot

Jérémy Marot est reporter au service politique de l'Agence France Presse (AFP), chargée du suivi de La République en marche, après avoir couvert la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron depuis octobre 2016. 

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L’image d’Épinal, et vendeuse, d’un candidat écrivant à la main, à la lumière de sa lampe de bureau, s’estompe. Révolution est un ouvrage collectif. Pas la partie personnelle, celle dans laquelle Macron évoque son enfance et sa vie de famille, dont il a couché un premier jet, il y a plusieurs mois de cela, testant différents formats. Mais pour le reste… « On aurait plus vite fait de compter les gens qui n’ont pas contribué. C’est un ramassis de notes et de collages dont on a fait un livre », égratigne l’un de ceux qui a prêté main-forte. Un autre, plus cruel encore  : « J’ai un peu honte d’avoir aidé, ce n’est pas vraiment mon genre de littérature… » Selon un cadre de la campagne, Emmanuel Macron songe même, un temps, « à passer les épreuves à Erik Orsenna pour lui faire réécrire le tout ».

C’est qu’il y a des blocs épars, un peu techniques.

Gérard Collomb écrit sur les collectivités locales, les territoires, la Chine. Le député Arnaud Leroy, branché environnement et Europe, envoie aussi des éléments. Lui ne les retrouve pas vraiment. Marc Ferracci, bien sûr, mais aussi Philippe Martin, Jean Pisani-Ferry ou Philippe Aghion nourrissent le volet économique et social. Les coordonnateurs du programme reçoivent le projet de livre, l’annotent, le renvoient. « On écrivait des bouts, de la substance, des éléments de diagnostic, de propositions », raconte l’un de ceux-là. Quelques personnalités choisies sont sollicitées pour jeter un coup d’œil à la version finale.

Pour la partie internationale, on demande leur avis à Pierre Vimont et aux anciens ministres Hubert Védrine, Dominique de Villepin. Alexis Kohler, David Amiel, Ismaël Emelien et la jeune plume Quentin Lafay, eux, s’escriment à assembler le patchwork. « Le dernier cut, c’était quand même Emmanuel », tient à préciser Marc Ferracci. Le titre aussi, contre l’avis de ceux qui le trouvent « trop marketing » ou trop détonnant. Quant à la quatrième de couverture… elle est l’occasion, pour l’un des lieutenants, d’envoyer une vacherie sur la première dame ; et pour son interlocuteur, de prendre le pouls de l’ambiance : « Elle est affreuse, mais c’est Brigitte qui l’avait choisie. »

Ainsi ont été posées les fondations du macronisme. Façon ciment à prise à rapide. Jusqu’à ce jour, Révolution reste le seul écrit doctrinal sur lequel la Macronie peut s’appuyer.

Extrait de "Les apprentis de l'Elysée" de Pauline Théveniaud et Jérémy Marot, publié chez Plon

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