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Pourquoi Under the Dome a été le plus gros succès de l’année 2013
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Bonnes feuilles

Pourquoi Under the Dome a été le plus gros succès de l’année 2013

L'horreur s'est confortablement installée dans nos salons. Ces dernières années, l'enthousiasme pour les séries horrifiques est devenu tel que les productions s'enchaînent à un rythme effréné. Un moyen de montrer une part bien plus sombre de l'Amérique et l'immense impact qu'elles ont eu sur le public.Extrait de "American Horror series", publié aux éditions Bréal, de Cosimo Campa. (2/2)

Cosimo Campa

Cosimo Campa

Cosimo Campa est professeur de Lettres en classes de lycée et dans le Supérieur.

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Chester’s Mill est une ville américaine où règne la tranquillité. Un jour, un phénomène extraordinaire vient bouleverser la vie paisible de ses habitants. Un dôme invisible s’abat sur la ville. Pris au piège, les habitants ne peuvent plus en sortir et personne à l’extérieur ne trouve le moyen d’y entrer. Cette prison invisible va révéler la véritable nature de chacun.

Certainement le plus gros succès de l’année 2013, la série Under the Dome, produite par Steven Spielberg, suscite un engouement tel chez ses amateurs que certains se demandent si une deuxième saison ne verra pas le jour ou si un long métrage, destiné au grand écran, ne serait pas en préparation. Nombreux sont les internautes fantasmant sur un éventuel retour des personnages de la série. Peut-être ont-ils raison…

Le roman est publié en 2009 après une longue période de réflexion et de rédaction. King ressort de ses tiroirs l’ébauche d’un roman qu’il avait entrepris d’écrire dans les années 1970 et qui portait le même titre. Dans cette ébauche, il était question d’un groupe de personnes prisonnières d’une ville. Le projet est mis de côté, presque oublié, même si le romancier a toujours une pensée pour une histoire comparable.

Au début des années 2000, Stephen King a comme une révélation. Les attentats du 11 Septembre l’ébranlent profondément et il décide que l’acte terroriste et tout ce qui s’y réfère doit figurer dans son roman. King se documente, observe, analyse et, comme à son habitude, dresse une liste de personnages potentiellement exploitables. La série Under the Dome aurait-elle des accents politiques, en écho à la politique de Bush et de ceux qui s’octroient l’étiquette de héros ?

Des héros irréprochables, comme dans la série, où le mensonge est le maître-mot, où les grandes questions sociétales (telle que l’usage de drogue) sont à peine évoquées, où la sexualité est presque évincée, où seuls les nobles sentiments crèvent l’écran. Dans Under the Dome, l’auteur se sert de tout cela pour dresser le portrait de salauds.

Enfin, Stephen King laisse le soin au producteur de donner à la série une fin différente de celle du roman. S’il y consent, c’est certainement pour que ses lecteurs soient surpris, mais c’est aussi probablement pour remettre à rude épreuve ses personnages qui ont longuement mûri dans son esprit.

Under the Dome (Under the Dome), Série créée par Stephen King

Adaptation du roman Dôme, Une saison de 13 épisodes de 43 minutes

Scénario de Stephen King et de Brian K. Vaughan

Episodes réalisés par Jack Bender, Kari Skogland, David Barrett, Roxann Dawson, Paul A. Edwards, Peter Leto, Sergio Mimica-Gezzan, Niels Arden Oplev et Miguel Sapochnik

Série diffusée en 2013 sur CBS

Distribution : Mike Vogel (Dale « Barbie » Barbara), Rachelle Lefèvre (Julia Shumway), Natalie Martinez (Linda Esquivel), Brittany Robertson (Angie McAlister), Alexander Koch (James « Junior » Rennie), Colin Ford (Joe McAlister), Mackenzie Lintz (Elinore « Norrie » Calvert-Hill)

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