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Judith et Holopherne, la copie d'époque attribuée à Louis Finson, peintre contemporain du Caravage
Judith et Holopherne, la copie d'époque attribuée à Louis Finson, peintre contemporain du Caravage
©Collezine Intesa Sanpaolo

Trésor

Une toile de 120 millions d’euros dormait-elle dans une maison toulousaine ?

Ce mardi, une œuvre montrant Judith tranchant la tête d’Holopherne sera révélée lors d’une conférence de presse tenue à Paris par le cabinet d’expertise Turquin. Il pourrait s’agir d’une œuvre du peintre de la renaissance italienne Le Caravage, retrouvée il y a deux ans dans un grenier de la Haute-Garonne.

En avril 2014, à l’occasion d’une fuite d’eau, les propriétaires d’une maison de la région de Toulouse retrouvent un tableau ancien. Il pourrait s’agir d’un trésor, une œuvre disparue du peintre Le Caravage (1571-1610).

L’huile sur toile représente une variante du chef-d’œuvre réalisé par Le Caravage, « Judith et Holopherne », conservée à la Galleria nazionale d’arte antica de Rome.

Confiée au cabinet d’expertise parisien Eric Turquin, ce dernier décrit que l’œuvre « montre Judith, grande héroïne biblique, veuve de la ville de Béthulie, qui a accepté de rejoindre sous sa tente Holopherne, général de Nabuchodonosor, qui assiège la cité ». L’existence du tableau original perdu était connue « par une copie d’époque attribuée à Louis Finson », peintre flamand contemporain du Caravage, a précisé le cabinet.

Dans l’attente de l’authentification de l’œuvre, le ministère de la Culture a interdit sa sortie du territoire Français, dans un arrêté du 25 mars dernier : « Cette œuvre récemment redécouverte et d’une grande valeur artistique, qui pourrait être identifiée comme une composition disparue du Caravage, connue jusqu’à présent par des éléments indirects, méritant d’être retenue sur le territoire comme un jalon très important du caravagisme, dont le parcours et l’attribution restent encore à approfondir », indique le ministère.

Les experts ont 30 mois pour se prononcer sur l’authenticité du tableau, estimé à 120 millions d’euros. Si l’œuvre s’avère un véritable Le Caravage, il s’agira de « la toile la plus importante, et de loin, révélée ces vingt dernières années, d’un des génies de la peinture universelle », déclare le cabinet Eric Turquin.

Si son attribution venait à être confirmée, « la France devrait alors débourser, selon les estimations, près de 100 millions d’euros pour le conserver dans ses collections », précise l’enquête de Carole Blumenfeld publiée sur le site Internet du Quotidien de l’Art.

Il y a six ans, le Vatican avait pensé avoir découvert un Le Caravage, Le Martyre de Saint-Laurent, avant qu’une experte du maître italien, Mina Gregori, professeur de l’université de Florence, n’infirme cette hypothèse. En ce qui concerne la toile toulousaine, et toujours selon Le Quotidien de l’Art, Mina Gregori aurait déjà émis ses doutes. De quoi casser le rêve français…

Lu sur Le Monde

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