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Pierre Palmade se confie sur ses démons, l'alcool et la cocaïne
©FRANCOIS GUILLOT / AFP

Confession

Pierre Palmade se confie sur ses démons, l'alcool et la cocaïne

L'humoriste a raconté au Monde son combat contre les addictions.

Pierre Palmade était il y a quelques jours au coeur d'un sordide fait divers : le 10 avril, il avait été placé en garde à vue avec un jeune homme de 19 ans qui l’accusait de viol. Il était ressorti le soir même, son accusateur l’ayant rapidement "mis hors de cause". 

Dans Le Monde, il explique ce qui s'est passé : "Après des mois d’abstinence, je pensais être en sursis. Mais, ce soir-là, j’ai été vulnérable, j’ai bu à nouveau et j’ai repris de la cocaïne. J’ai fait une mauvaise rencontre dans un bar avec un garçon qui avait pris les mêmes drogues et qui est d’accord pour rentrer avec moi. Mais, à cause de notre état, on s’est embrouillé et je lui ai demandé de partir. Il n’a pas voulu et m’a dit: “Puisque c’est comme ça, je vais détruire ta carrière et raconter que tu m’as drogué et violé.”. Il est devenu dingue, a saccagé mon appartement. Cela s’est terminé au commissariat. Deux heures plus tard, devant les policiers, il a avoué avoir menti. De mon côté, j’ai reconnu ma prise de cocaïne."

Dans cette interview, il déclare : "Cette rechute m’a ramené à la réalité. C’est une leçon. Voilà où mène mon addiction : une mauvaise rencontre avec des accusations délirantes. (...). Je veux m’éloigner de mes démons. Car chez les Narcotiques anonymes on dit : « Il y a trois fins possibles : la prison, l’hôpital ou la morgue. » Il faut que je sois, à vie, extrêmement vigilant. Je ne veux plus en reprendre, je veux me rétablir, sortir de cette maladie illégale."

Il en profite pour raconter ses débuts de carrière et la difficile acception de son homosexualité. Adolescent, explique-t-il, "je ressens très fortement que je vais avoir besoin de tomber amoureux de garçons. Et c’est une honte. Je me suis affiché une fois avec un garçon à Bordeaux et j’ai été la risée de tout le lycée. Dans ces années-là, on ne parle pas d’homophobie, puisqu’on ne parle même pas de l’homosexualité. Donc il n’y a pas de mots sur ce que je ressens." Il salue le changement de regard de la société sur ce sujet : "Il y a encore quinze ans, si une personne traitait de pédé quelqu’un dans la rue, on regardait le pédé. Maintenant, on regarde l’homophobe. Le délit a changé de camp. Bien sûr, il y a encore beaucoup de résistance, mais quand même, on progresse."

Le Monde

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