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Nagui : "Je ne comprends pas ceux qui s'efforcent à ne pas parler le français en France."
©Reuters

Intégration

Nagui : "Je ne comprends pas ceux qui s'efforcent à ne pas parler le français en France."

Pour l'animateur, "il faut s'adapter à la société dans laquelle on vit".

Cette semaine, Nagui et son épouse, la comédienne Mélanie Page, font la une de Paris Match. Le présentateur de N'oubliez pas les paroles, s'est notamment exprimé sur l'intégration en France. En racontant son expérience (né en Égypte, il a également vécu au Canada avec ses parents), il a déclaré : "Je respecte ce pays qui m'a accueilli il y a cinquante ans, ses institutions, ses représentants". "Je suis un être humain qui respecte le pays dans lequel il vit et qui demande qu'on le respecte aussi", a-t-il ajouté en parlant de la France. 

Interrogé sur la signification pour lui de "respect et tolérance", il explique que l'intégration nécessite des efforts. "Je ne comprends pas ceux qui s'efforcent à ne pas parler le français en France. Garde une langue maternelle que l'on parle entre soi, parce qu'on a un peu de nostalgie, je comprends. Mais il faut s'adapter à la société dans laquelle on vit, considère-t-il. Sinon on crée de l'exclusion." 

Stigmatisé 

Celui qui animera prochainement un jeu avec Léa Salamé reconnaît être blessé par la stigmatisation et le racisme : "Il paraît que je salis la langue française, un comble pour un fils de profs de français ! On m'écrit que je dois retourner dans mon pays, sinon on va m'égorger... Et comme certaines menaces ne sont même plus anonymes, j'ai fini par porter plainte." 

Fier de ses origines multiples, il les évoque. "Ma mère était aixoise, mon père égyptien. J’ai du sang français, italien, protestant, arabe, juif polonais, copte, catholique.". Toutefois, Nagui reste assez pessimiste. "Le sentiment d’insécurité existe, mais il n’a pas de couleur de peau. J’ai cru que les choses iraient de mieux en mieux, c’est devenu faux. Aujourd’hui, le petit garçon que j’étais ne grandirait sûrement pas avec les mêmes chances".

Lu sur l'Express

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