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Les scientifiques vienent de trouver une explication à la "lumière blanche" au bout du tunnel lors d'une mort clinique
Les scientifiques vienent de trouver une explication à la "lumière blanche" au bout du tunnel lors d'une mort clinique
©REUTERS/Timothy Sim

Enfin une explication

Mort clinique : voit-on réellement une lumière blanche avant de mourir ?

Une étude montre que les sensations et visions ressenties lors d'un arrêt cardiaque correspondent à un regain d'activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau.

C'est une grande première ! La science vient enfin de trouver une explication. La fameuse "lumière blanche", que bon nombre de personnes ayant frôlé la mort assurent avoir aperçue, n'est plus un mystère. En effet, une étude publiée ce lundi aux Etats-Unis vient d'en apporter une réponse. Ainsi, les sensations et visions, comme celle de cette fameuse lumière intense, dont font part certaines personnes ayant été en arrêt cardiaque sont dues à un regain d'activité cérébrale quand la circulation sanguine cesse dans le cerveau.

Cette recherche effectuée sur des rats "est la première à analyser les effets neurophysiologiques d'un cerveau mourant", précise Jimo Borjigin, professeur de neurologie à l'Université du Michigan, principal auteur de ces travaux parus dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences du 12 au 16 août. Une explication qui va satisfaire un certain nombre de personnes. En effet, selon ces scientifiques, environ 20% des personnes survivant à un arrêt cardiaque ont fait part d'une expérience de mort imminente durant leur décès clinique. Désormais, ils savent à quoi cela correspond.

"Nous sommes partis de l'idée que si cette expérience résulte d'une activité cérébrale, elle devrait pouvoir être détectée chez les hommes comme chez les animaux, même après l'arrêt de la circulation du sang dans le cerveau", explique la neurologue. Les chercheurs ont ainsi analysé l'électro-encéphalogramme --qui enregistre les activités électriques du cerveau-- de neuf rats anesthésiés, chez qui ils ont induit un arrêt cardiaque. Dans les 30 secondes, tous les rats ont connu une augmentation de leur activité cérébrale, qui s'est avérée très organisée dans tout le cerveau et correspondant à un état d'éveil élevé.

 

 

"Nous avons été surpris par les hauts niveaux d'activité du cerveau", relève George Mashour, professeur d'anesthésiologie et de neurochirurgie à l'Université du Michigan, l'un des coauteurs de l'étude. "En fait, en état de mort imminente, de nombreuses signatures électriques cérébrales de l'état de conscience excèdent celles enregistrées à l'état de veille, ce qui laisse penser que le cerveau est capable d'une activité électrique bien organisée aux premiers stades de la mort clinique", ajoute-t-il. "Cette expérience montre qu'une réduction d'oxygène, ou d'oxygène et de glucose lors d'un arrêt cardiaque peut stimuler l'activité cérébrale caractéristique d'un état conscient", conclut le Dr Borjigin.

 

Petit bémol tout de même, plusieurs chercheurs n'ayant pas fait partie de cette recherche se sont montrés sceptiques quant à la validité de l'interprétation du phénomène observé. C'est le cas de Chris Chambler de l'Université de Cardiff en Grande-Bretagne. Selon lui, "il est tentant d'établir une relation entre le regain d'activité des neurones et l'état de conscience mais on se heurte à deux problèmes: le premier est qu'on ignore si les rats ont un état de conscience et, même si c'était le cas, conclure que ce regain d'activité cérébrale est la signature d'un tel état est simplement fallacieux".

 

Lu sur le Huffington Post

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