Instagram aurait fait la promotion de pages sur les troubles de l'alimentation et les régimes extrêmes sur les comptes d'adolescents | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
High-tech
Le logo du réseaux social Instagram.
Le logo du réseaux social Instagram.
©LOIC VENANCE / AFP

Réseaux sociaux

Instagram aurait fait la promotion de pages sur les troubles de l'alimentation et les régimes extrêmes sur les comptes d'adolescents

Selon des informations de CNN, Instagram a pu faire la promotion de pages glorifiant les troubles de l'alimentation sur des comptes d'adolescents.

Le réseau social Instagram et sa société mère Facebook sont confrontés à un examen minutieux de l'impact qu'ils ont sur la santé mentale des jeunes. Instagram a reconnu auprès de la rédaction de CNN que certains comptes avaient enfreint ses règles contre la promotion des régimes extrêmes et qu'ils n'auraient pas dû être autorisés sur la plate-forme.
Les comptes liés à ce régime extrême ont été promus sur un compte Instagram créé par le personnel du sénateur Richard Blumenthal afin de mener une expérimentation dans le cadre d'une commision d'enquête parlementaire. L'équipe du sénateur a généré un compte en créant un profil d'une fille de 13 ans et a commencé à suivre des comptes liés à des régimes et à des troubles alimentaires (ces derniers sont censés être interdits par Instagram). 
L'algorithme d'Instagram a ensuite commencé à recommander presque exclusivement au compte de suivre de plus en plus de comptes liés à des régimes extrêmes, selon les précisions du sénateur auprès de CNN.
Les équipes du sénateur ont partagé avec CNN une liste de comptes que l'algorithme d'Instagram avait recommandés. 
Instagram a depuis supprimé ces comptes affirmant qu'ils avaient tous enfreint ses politiques contre l'encouragement des troubles de l'alimentation.
Ces révélations font suite à un reportage du Wall Street Journal basé sur des documents internes de Facebook qui montrent que l'entreprise est consciente des effets "toxiques" que ses plateformes, en particulier Instagram, peuvent avoir sur les jeunes. 
Frances Haugen, une lanceuse d'alerte fait également trembler Facebook. Cette femme est à l'origine de la fuite récente de documents internes de Facebook. Elle doit être auditionnée mardi au Sénat américain. Ancienne ingénieure chef de produit chez Facebook, elle a accusé le groupe de "(choisir) le profit plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs, dans un entretien diffusé par la chaîne CBS. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a rendu hommage au courage de la lanceuse d'alerte. 
Avant son départ de l'entreprise, en mai, Frances Haugen avait emporté avec elle de nombreux documents issus de recherches internes à l'entreprise et confiés notamment au Wall Street Journal. Dans un article publié mi-septembre, le quotidien a révélé, sur la base de ces informations, que l'entreprise effectuait des recherches sur son réseau social Instagram depuis trois ans pour en déterminer les effets sur les adolescents. La lanceuse d'alerte espère aujourd'hui que les révélations permettront de mettre en place un meilleur système.  
Les études ont notamment montré que 32% des adolescentes estimaient que l'utilisation d'Instagram leur avait donné une image plus négative de leur corps lorsqu'elles n'en étaient déjà pas satisfaites. 
CNN

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !