Des vagins créés en laboratoires ont été implantés avec succès sur quatre jeunes femmes | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Science
Des vagins créés en laboratoires ont été implantés avec succès sur quatre jeunes femmes
©Reuters

Avancée scientifique

Des vagins créés en laboratoires ont été implantés avec succès sur quatre jeunes femmes

Ces dernières étaient nées sans vagin. Les chercheurs de la Wake Forest University de Caroline du Nord ont réussi leur exploit en travaillant à partir de cellules prélevées au niveau de l’utérus des patientes.

Des chercheurs américains ont réussi à recréer des vagins en laboratoires et à les implanter chez quatre jeunes filles qui souffraient d’aplasie vaginale (elles étaient nées dépourvues de vagins). Les résultats de leurs travaux, effectués en 2006, ont été publiés ce vendredi dans la revue The Lancet. Jusque-là, seuls des vagins artificiels avaient été créés. Les chercheurs de la Wake Forest University de Caroline du Nord ont réussi leur exploit en travaillant à partir de cellules prélevées au niveau de l’utérus des patientes.

Pour donner sa forme au vagin, les scientifiques ont scanné la région pelvienne de chaque jeune femme afin de créer une structure sur laquelle coudre la bande de cellules vaginales développées en laboratoire.  Structure à l'extérieur de laquelle ils ont ajouté des cellules musculaires. "C'est la première fois que nous avons réussi à créer un organe entier qui n'était pas à sa place originellement. C'était un défi.", s’est félicité le directeur de l'institut de médecine régénérative de Wake Forest, Anthony Atala. Aujourd’hui, ces jeunes femmes ont des fonctions sexuelles normales. Aucune d’elles n’est tombée enceinte mais théoriquement cela devrait être possible, les médecins ayant relié les vagins des patientes à leur utérus. 

Se basant sur ces expériences, des chercheurs suisses ont utilisé une technique similaire pour reconstruire le nez de patients affectés par des cancers de la peau. Cette technique pourrait même finir par remplacer celle qui consistait à prélever le cartillage des côtes ou des oreilles.

Lu sur Le Monde

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !