Crise migratoire : une ministre norvégienne moquée après s'être jetée à l'eau "comme les migrants" | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Europe
Crise migratoire : une ministre norvégienne moquée après s'être jetée à l'eau "comme les migrants"
©Reuters

Bien essayé...

Crise migratoire : une ministre norvégienne moquée après s'être jetée à l'eau "comme les migrants"

Equipée d'une tenue de survie, Sylvi Listhaug a plongé au large de Lesbos, pensant voir la situation "depuis le point de vue des migrants."

Attention, la personne qui s'apprête à plonger dans sa lourde tenue de survie orange fluo est bien la ministre de l'immigration norvégienne. Le 19 avril dernier, Sylvi Listhaug a sauté dans la Méditerranée, au large de l'île de Lesbos, là où de nombreux réfugiés arrivent mais aussi périssent. "Vous ne pouvez pas vous mettre dans la même situation que les réfugiés, mais vous pouvez la voir depuis leur point de vue, ce que c’est d’être ainsi dans l’eau" a-t-elle expliqué à une chaine de télévision, reconnaissant néanmoins que les migrants "n’ont pas de tenue de survie, ce n’est donc pas comparable."

En fait, cette idée saugrenue a été proposée par les sauveteurs norvégiens qui l'accompagnaient pour ce voyage et qui participent à l'aide en mer. "J’ai parlé avec l’équipage, qui m’a raconté d’horribles histoires. Ce sont des héros qui ont sauvé plus de 3.000 personnes. Quand on m’a proposé de voir comment ils faisaient, j’ai bien sûr dit oui. Ca aurait été impoli de refuser." Tant le plongeon que la démarche a soulevé une vague de moquerie dans son pays, comme l'a repéré Paris Match. Un opposant socialiste a, par exemple, proposé qu'elle "ouvre sa fenêtre, pour se donner une idée de la vie des sans-abri."

La ministre, issue d'un parti anti-immigration, est controversée dans le pays. On lui reproche notamment d'avoir renvoyé des migrants de la Norvège vers la Russie par -30°. "Quand des personnes n'ayant pas le droit de séjour en Norvège sont renvoyées vers d'autres pays, cela implique dans la plupart des cas qu'elles repartent vers des conditions moins bonnes qu'en Norvège, tout simplement parce que la Norvège est un des pays où il fait le mieux vivre" s'était-elle justifiée.

Lu sur Paris Match

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !