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Au Japon, une loi veut combattre les morts par épuisement au travail
©Reuters

Pas très zen

Au Japon, une loi veut combattre les morts par épuisement au travail

Près d'un quart des entreprises japonaises déclarent que certains de leurs employés font plus de 80 heures supplémentaires chaque mois.

Le gouvernement japonais prend le sujet très au sérieux. Le karoshi, ou la mort par le surcharge de travail est devenu un véritable problème de santé publique. Car au pays du soleil levant, le stress au travail peut tuer. 23971 suicides ont été comptabilisés au Japon en 2015. Et 9% d'entre eux seraient dû à des problèmes de surcharge de travail.  Une étude récente a montré que 23% des entreprises japonais ont des employés qui compilent au moins 80 heures d'heures supplémentaires chaque mois.

Alors que seulement 10,4% des salariés en France travaillent plus de 49 heures par semaine, c'est le cas de 21,3% des employés japonais. Conséquence logique, le rapport rapporte aussi que les employés japonais ont fait état de niveaux élevés de stress liés à leur travail.

Pour enrayer cette spirale, une loi anti-stress a été mise en œuvre afin que les entreprises fournissent des bilans de santé à leurs employés. Une enquête sur le suicide d'une jeune femme de 24 ans a révélé que la victime était sujette à un stress intense et d'énormes heures supplémentaires illégales, une pratique illégale mais répandue dans beaucoup d'entreprises nippones. Aujourd'hui encore, Karoshi est largement pointé du doigt dans les cas de dépression, d'attaques cardiaques, ou de suicide. Car malgré les efforts du gouvernement, les mentalités restent très longues à faire évoluer.

 

Lu sur Vice

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