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Crédits Photo: Europe 1

Peur de rien

Syrie : un photojournaliste capturé raconte sa détention

Libéré fin juillet après 81 jours de captivité, le journaliste franco-américain Jonathan Alpeyrie a raconté cette expérience au micro d'Europe 1.

"J'ai été trahi par mon fixeur". Ce fut le début de la fin pour le photojournaliste franco-américain Jonathan Alpeyrie. Ou plutôt, le début de l'horreur : capturé à un faux point de passage en Syrie, il est sorti de sa voiture, cagoulé et emmené par ses ravisseurs. Sa détention durera 81 jours, dans le plus grand secret, et s'est terminée fin juillet contre le versement d'une rançon de 450 000 dollars (340 000 euros).

Il en a raconté des bribes dans les lignes de nos confrères de Paris-Match et au micro d'Europe 1. Une semaine après son arrivée à Paris, il a détaillé les épreuves vécues depuis ce moment fatidique : "Des hommes cagoulés nous ont sortis du véhicule. Ils m'ont mis à genoux et ont fait semblant de m'exécuter de plusieurs coups de feu. Puis ils m'ont bâillonné et menotté". Plusieurs fois, par la suite, le journaliste sera victime de cette même mise en scène. "Un groupe d'hommes est arrivé, tous barbus. Je les ai vus libérer le fixeur. Clairement, ils avaient un accord avec lui. J'ai ensuite passé trois semaines attaché à un lit".

Il sera ensuite déplacé dans un autre endroit où il dit avoir eu un peu plus de liberté et où il a essayé de s'intégrer : "Je leur ai montré que j'étais docile (...) Ca m’a beaucoup aidé, d’avoir des choses à faire. Quand ils cuisinaient, j’allais cuisiner avec eux. J’ai aussi un peu appris l’arabe". Malgré cette épreuve, le photojournaliste conclut en admettant qu'il a rapidement envie de reprendre la route des reportages...

A noter que deux journalistes français d'Europe 1 sont toujours retenus en Syrie : retrouvez les explications de la radio.

Vu sur Europe 1

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