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Crédits Photo: Capture d'écran BFMTV

Aux grands maux

Instaurer l'état d'urgence contre les Gilets jaunes ? Castaner dit ne pas avoir de "tabou"

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, était samedi soir sur BFMTV, après une journée marquée par d'importantes violences en marge de la mobilisation des Gilets jaunes, en particulier à Paris.

Lors de cet entretien, le ministre a admis que l'exécutif avait "mal géré" sa communication sur certaines de ses actions. "On a objectivement mal géré un certain nombre de séquences de communication, de pédagogie sur l'enjeu de sortir du tout pétrole et de cette exigence de souveraineté nationale, de baisses de dépenses, d'augmentation du pouvoir d'achat", a-t-il dit. "Ce sont les mesures que nous avons mises en place et on n'a pas été compris. Par exemple sur cette communication pour nous battre contre la dépendance pétrolière, on s'est planté. Est-ce que vous voulez que je vous répondre que tout va bien et qu'il n'y a pas de problèmes ? Ça serait paraître idiot et surtout vous mentir", a-t-il ajouté.

Face aux multiples incidents et violences qui ont émaillé la mobilisation, il a assuré : "Nous étudierons toutes les procédures qui nous permettront de sécuriser plus encore". Interrogé sur le sujet spécifique de l'état d'urgence, mis en place notamment en 2015 après les attentats ainsi que lors des émeutes de novembre 2005 dans les banlieues, il a ajouté : "Tout ce qui permettra de sécuriser plus, moi je n'ai pas de tabou. Je suis prêt à tout regarder".

Pour le ministre, parmi les casseurs, "il y a des gens qui viennent de l'ultra droite, de l'ultra gauche, mais il y a aussi beaucoup de gens qui sont venus à Paris pour casser" sans être affiliés à aucun mouvement. "Ils veulent tout casser, tout détruire. Ce sont au fond des voyous".

Vu sur BFMTV

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