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César 2017 : François Ruffin livre un coup de gueule sur les délocalisations : "imaginons qu'on dise que les députés français ne sont pas assez compétitifs..."

"Dans ce pays, il y a peut-être des sans-dents mais surtout il y a des dirigeants sans cran", a lancé le réalisateur de "Merci patron !", floqué d'un tshirt "I love Vincent (Bolloré)".

François Ruffin, réalisateur du documentaire "Merci patron !" qui raconte le combat d'un couple d'anciens ouvriers du groupe LVMH dans le nord de la France pour obtenir un dédommagement de Bernard Arnault, a remporté vendredi le César du meilleur documentaire. 

Le fondateur du journal "Fakir" a profité de cette tribune pour passer un message politique. Habillé d'un tshirt à l'éfigie de Vincent Bolloré, le patron de Canal + (ce qui a obligé la chaîne à le filmer en gros plan), il a dénoncé les délocalisations économiques qui détruisent des milliers d'emplois par an en France.

"Ça fait maintenant trente ans que ça dure dans l’ameublement, le textile, la chimie, la métallurgie", s'est-il agacé. Pour lui, "ça dure comme ça depuis 30 ans parce que ce sont des ouvriers qui sont touché et donc qu'on en a rien à foutre. Si c'étaient des acteurs qui étaient mis comme ça en concurrence avec des acteurs roumains, ça poserait problème immédiatement", a-t-il lancé devant le gratin du cinéma français. "Quand on touche à l'avantage fiscal de la profession de journaliste, ça fait des débats aussitôt, y'a des tribunes dans les journaux, avant de prendre l'exemple des députés : "Imaginez qu'on dise demain qu'il faut délocaliser l'hémicycle à Varsovie. Il y aurait immédiatement des débats à l'Assemblée nationale et des projets de loi."

"Dans ce pays, il y a peut-être des sans-dents mais surtout il y a des dirigeants sans cran", a lancé le réalisateur de "Merci patron !", avant de demander à François Hollande de "sortir de l'impuissance et se bouger le cul". Il peut "montrer, sur le dernier fil, que son ennemi c'est la finance", par exemple en interdisant les produits Whirlpool sur le territoire, si la marque persiste dans son projet de délocaliser son usine d'Amiens vers la Pologne.

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