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Qui dit Rome, dit le Palatin, le Capitole, la Chapelle Sixtine, i tutti quanti ! Il existe pourtant un autre Rome.
Qui dit Rome, dit le Palatin, le Capitole, la Chapelle Sixtine, i tutti quanti ! Il existe pourtant un autre Rome.
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Grand large

Un séjour surprenant dans le nouveau Rome

Destination romantique par excellence, Rome ne compte pas que des monuments classiques. Un voyage d'exception en Italie passe par Le Flaminio, un étonnant quartier d'art contemporain.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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Pour en savoir plus sur Rome et l’Italie, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

Qui dit Rome, dit la Fontana di Trevi, le Palatin, le Capitole, la Chapelle Sixtine… i tutti quanti… Il existe pourtant un autre Rome. Plus moderne, plus épuré. C'est au nord-ouest de la ville, dans un ancien quartier industriel, Le Flaminio, que cette excroissance avant-gardiste prend racine. Oubliée des Italiens, une fois les JO de 1960 passés, cette zone connaît aujourd'hui un regain d'intérêt notamment dû à son activité artistique. L'Auditorium Parco della Musica et le MAXXI, entre autres, regorgent d'installations et d'animations en tout genre. Voyage d'exception sur la scène contemporaine romaine.

Inutile de chercher les vestiges d'un ancien palais, des murs en ruine… Les deux piliers de ce quartier franchement moderne ne sont pas près de s'ébranler. Quel contraste quand on vient du centre ! On se croirait au bord du périphérique. Une impression qui change une fois franchie l'enceinte de l'Auditorium Parco della Musica. Ce complexe musical et culturel se compose de trois salles de spectacles indépendantes disposées autour d’un amphithéâtre en plein air, pouvant accueillir jusqu’à 3 000 spectateurs. Petrassi, Sinopoli et Santa Cecilia, pour être exact, de la plus petite à la plus grande… d'Europe, puisque la dernière abrite environ 2 800 places. Quelle que soit la salle, la décoration demeure la même. Des traditionnels fauteuils rouges, assortis à un éclairage chaleureux.

Un peu plus loin en sortant, encore des immeubles, des graffitis et des panneaux "sens interdit". Il faut chasser son regard vers la droite pour apercevoir le MAXXI, un musée national ouvert à toutes formes de créations d’art contemporain. Dessiné par l’architecte Zaha Hadid, ce monument de béton épouse une forme géométrique d'inspiration vraisemblablement cubiste. Des pavés superposés que soutiennent par endroits des colonnes d'une finesse surprenante et qui apportent un certain équilibre à ce chef d'œuvre architectural. Voilà à quoi ressemble la façade de ce curieux monument. À l'intérieur, des escaliers noirs et ondulés se croisent sans jamais se rencontrer. Des courbes bienvenues dans ce cadre rectiligne à l'excès. Et au bout de ces toboggans méandreux, les touches de couleurs que sont soit les sculptures soit les peintures d'artistes en herbe ou confirmés.  

Aguerris, ils devaient l'être aussi, les marchands venus du Nord, pour savoir que la via Flaminia menait directement au pont Milvius, carrefour romain incontournable jusqu'à la fin du XIXe siècle. Qui l'eût cru : à l'emplacement-même du MAXXI s'étendait à l'origine de vastes champs que le Tibre avait la fâcheuse tendance d'inonder de ses crues. C'était avant que la Società Automobili Roma ne transforme ce coin de verdure en une zone industrielle ; et que l'Exposition Universelle de 1911 n'en fasse un terrain d’entrainement sportif. C'est alors que naît l’Ippodromo dei Parioli (fermé en 1929) ainsi que le Stade National. S'ensuivent les grands pôles artistiques tels que la Galleria Nazionale d’Arte Moderna. Après son exploitation par les militaires durant le premier conflit mondial, le quartier Flaminio entre dans une troisième phase de rénovation urbaine dont l'Auditorium Parco della Musica devient l'emblème officiel en 2002. Surnommé par les Italiens "la famille scarabée", les salles de ce bâtiment tripartite ont en réalité la forme de luths, dont s’est inspiré plus tard l'architecte italien Renzo Piano.

 Ceci dit, rien n'empêche les amoureux d'art classique de se promener dans le centre-ville, un musée à lui tout seul où se perdent les voyageurs à la recherche d'un voyage exceptionnel.

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