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Quand une baignoire impose son style et quand une embuscade lunaire rafle la mise : c’est l’actualité aoûtienne des montres
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Quand une baignoire impose son style et quand une embuscade lunaire rafle la mise : c’est l’actualité aoûtienne des montres

Mais aussi huit titres de champion du monde sous un cadran, une fibule d’alphabet grec qui magnifie un rectangle et une montre connectée qui va sauver la planète aux moindres mouvements du poignet…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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Un bracelet qui se déploie dans l’espace sous le signe du « double gancini » identitaire de Ferragamo…

Un bracelet qui se déploie dans l’espace sous le signe du « double gancini » identitaire de Ferragamo…

FERRAGAMO : Une double agrafe au poignet…

L’ornement « Gancini » (« crochet » ou « agrafe » en italien) était, à l’origine, un fermoir dessiné dans les années 1970 par Fiamma Ferragamo pour un sac à main : on pourrait le prendre pour la lettre grecque omega. Cette sorte de fibule contemporaine est restée, depuis, un des attributs emblématiques de la maison et de son style esthétique : le « Gancini » s’est trouvé abondamment décliné en monogrammes. Autant dire que le « double Gancini » est deux fois plus Ferragamo, ce qui convient parfaitement pour le bracelet de cette montre dont le boîtier rectangulaire contraste agréablement avec les courbes de cette double agrafe. La touche précieuse est apportée par l’argent du cadran et par le cabochon rouge de cette pièce très féminine et très italienne – ce qui est parfaitement redondant. La montre n’est en pas moins Swiss Made, avec un mouvement électronique suisse, et une étanchéité à trente mètres.

CARTIER : Un inimitable et séculaire « chic à la française »…

Comme la meilleure cuisine bourgeoise, l’horlogerie relève de l’art d’accommoder les restes :  on époussette les icônes, on retape ces vieux pots dans lesquels on fait les meilleures soupes, on réédite les classiques et on refait du neuf avec du vieux. Le plus souvent pour le plus grand bonheur des amateurs, toujours un peu déroutés par l’avalanche annuelle des « nouveautés » qu’on leur impose alors qu’ils n’avaient pas encore fini le dessert des services précédents. Aucune femme sur cette planète ne se plaindradu retour des montres Baignoire dans les vitrines des boutiques Cartier. Depuis que Cartier est Cartier, la maison a une obsession créative : exprimer dans des formes simples la complexité des désirs, l’éternelle quête du sublime et de tout ce dont est tissée la beauté du monde. Dans les années 1910, l’ovale s’impose comme un des temps forts de la grammaire stylistique de Cartier : c’est Louis Cartier qui décidera, en 1912, d’étirer le boîtier rond traditionnel des montres pour en faire un ovale à forte valeur ajoutée identitaire. Après, sur cette base intemporelle, c’est une affaire de recherches formelles, d’animations artistiques, d’audaces créatives et d’évolutions maîtrisées. Chiffres arabes ou chiffres romains, ovale plus ou moins galbé, godrons ou pas godrons : peu importe, tant que la pureté du design reste intacte. Les Baignoire contemporaines paraissent tellement « simples » qu’on en oublierait l’immense travail de raffinement esthétique qu’a pu réclamer la moindre de leurs lignes et la plus subtile de leurs proportions : la mise aux standards de qualité du luxe horloger contemporain ne se remarque pas, elle se ressent dans un festival de montres empreintes d’un inimitable « chic à la française ». Que c’est beau, une jolie montre…

BREITLING : Le choix des superchampions du monde…

« Ironman », c’est une forme de référence mythique pour tous les sportifs : c’est le nom de l’épreuve sportive suprême, du triathlon absolu, celui qui se court à Hawaï en nageant (3,8 km), en pédalant (180 km) et courant (42,2 km) – soit à peu près ce qu’on fait de plus « impossible » dans l’univers du sport. La maison Breitling préempte cet univers en s’associant à la légende Ironman et en lui dédiant une Superocean automatique étanche à 1 000 m dans un boîtier en acier de 44 mm. Le cadran porte le logo Ironman : la montre sera portée par trois stars du triathlon, dont une femme, qui cumulent à eux trois huit titres de champion du monde de la spécialité [quatre titres pour la seule Daniela Ryf, la dame de ce Squad polymusclé]. Une montre impressionnante pour des sportifs qui ne le sont pas moins et qui reculent d’année en année les limites connues de la résistance humaine…

DANS L’ACTUALITÉ : Questions en vrac, en bref et en toute liberté…

••• SEQUENT : maintenant que Sequent a livré [enfin, il était temps !] la première série de ses montres lancées voici deux ans par une brillante campagne de sociofinancement (1,2 million de dollars de précommandes), il était temps de passer à une seconde campagne, toujours sur Kickstarter (lancement ces jours-ci : image ci-dessous), pour promouvoir une nouvelle génération de montre connectée alimentée par l’énergie d’un mouvement automatique d’horlogerie. 100 % de l’énergie cinétique de la montre est transformé en énergie électrique pour alimenter les capteurs et l’accumulateur de la montre. Sans doute s’agit-il de la smartwatch hybride la plus avancée jamais proposée sur le marché – et elle est suisse ! Non seulement cette montre Supercharger2 bat tous les records mondiaux d’autonomie, mais elle réduit l’empreinte carbone des porteurs [plus de piles ou de batteries à recycler, le bracelet étant issu de plastiques d’océan récupérés et réutilisés] et elle génère, grâce aux activités de ce porteur, un bonus exprimé en crypto-monnaie – tout le monde est gagnant, à condition de… bouger ! Rendez-vous ces jours-ci pour le lancement de la campagne, avec des premiers prix à moins de 180 euros : là encore, tout le monde sera gagnant et, en plus, la montre est superbe… ••• NASA : si vous ne saturez pas encore avec l’évocation du cinquantième anniversaire du premier pas de l’homme sur la Lune, un chiffre un peu ahurissant sur ce mythe lunaire dans l’horlogerie. Tout le monde sait que, en 1969, la « première-montre-qui-a-marché-sur-la-lune » était une Speedmaster Omega, mais, en 2019, la montre qui a décroché la Lune en partenariat avec la Nasa américaine était une… Xeric, marque américaine connue des seuls initiés : elle a raflé pour 3,5 millions de dollars de souscription sur Kickstarter (près de 13 000 pré-commandes) pour une montre Trappist-1 Nasa Edition lancée en hommage à Apollo-11 ! Contre, tout contre Omega, c’est la plus fantastique opération de marketing d’embuscade de ces dernières années… ••• ZENITH : première tentative loupée pour Franky Zapata, qui recommence ce week-end, toujours avec le soutien de la manufacture suisse Zenith, sa tentative de traversée de la Manche sur les traces de Louis Blériot, à bord de son Flyboard révolutionnaire. On croise les doigts pour ce pionnier du réacteur individuel…

Accéder au lien NASA Kickstarter 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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