Quand les secondes valsent à mille temps, quand les minutes se décalent et quand les heures crânent : c’est l’actualité des montres (en mode pré-automnale) | Atlantico.fr
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La tradition des crânes philosophiques est désormais un exercice obligé pour les horlogers d’avant-garde…
La tradition des crânes philosophiques est désormais un exercice obligé pour les horlogers d’avant-garde…
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Quand les secondes valsent à mille temps, quand les minutes se décalent et quand les heures crânent : c’est l’actualité des montres (en mode pré-automnale)

Mais aussi un style militaire à l’ancienne pour les guerriers du quotidien, tous les bleus qui sont dans la nature et un salon pour rassurer les amateurs de montres…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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RJ-ROMAIN JEROME : Aux vivants de ne jamais oublier la Mort…

C’est le genre de montre qui ne laisse personne indifférent. D’abord par son volume : 48 mm d’acier poli et d’acier noirci. Ensuite par son architecture ultra-mécanique, disposée sur trois niveaux, qui met en valeur chaque rouage et chaque fonction précise du mouvement de la montre. Enfin par sa décoration : douze crânes en émail rouge qui indiquent les heures avec une diabolique fierté. On aura compris que nous en revenons ici aux « vanités » philosophiques qui, de l’Antiquité à nos jours, rappellent aux vivantsde se préoccuper de leur mort. Rouge sang pour célébrer la vie, au rythme des aiguilles en flèche, dans les reflets de la lumière renvoyés par l’acier. Impressionnant…

ICE-WATCH : Tous les bleus sont dans la nature…

Vous pouvez commencer à repérer quelques Ice Aqua au poignet des équipes qui s’entraînent pour le prochain Vendée Globe, la plus « sauvage » des courses en solitaire autour du monde (départ début novembre). On repère ces montres à leur bleu spécial, décliné en huit tonalités très toniques : bleu piscine, bleu Pacifique, bleu lagon, bleu du ciel ou bleu de mer, bleu d’orage ou bleu de beau temps. Tous les bleus sont dans la nature et dans cette série d’Ice Aqua, d’une jolie fraîcheur aux poignets des garçons et des filles. Le contraste avec le blanc des fonctions du temps rend les cadrans très lisibles, avec ou sans chronographe et dans les deux tailles, au bureau comme à la piscine. Le meilleur : c’est une vraie montre au prix d’une Ice-Watch – ce qui autorise bien des caprices !

LONGINES : Un style militaire à l’ancienne pour les guerriers du quotidien…

Que veulent les amateurs de montres ? Avant tout se rassurer : ils tournent le dos aux « ovnis » qu’ils adoraient hier et ils rêvent de montres au goût vintage, mais qui seraient plus portables au quotidien que les vraies montres vintage, décidément trop petites et fragiles. Depuis plusieurs années, Longines cultive sans complexes ce filon rétro-nostalgique, en multipliant les propositions « Heritage » : c’est plus facile quand on a une longue histoire et une immense richesse patrimoniale. La nouvelle Heritage Militaryn’est ainsi pas très « nouvelle » dans son style, même si elle est rigoureusement contemporaine par ses dimensions (44 mm d’acier satiné), son étanchéité, son mouvement automatique, sa couronne de remontage surdimensionnée, sa date et sa glace saphir. Les douze chiffres « à l’ancienne » sont traités avec une impeccable épaisseur de Super-LumiNova (pour la luminescence – exactement comme dans la montre militaire de 1918 qu’on retrouve au musée Longines de Saint-Imier (Suisse).

TAG HEUER : Un battement mécanique mille fois plus rapide qu’un cœur humain…

Il y a exactement un siècle, la maison Heuer (aujourd’hui TAG Heuer) mettait au point son Mikrograph, un chronographe de poche qui affichait pour la première fois dans l’histoire des montres mécaniques le centième de seconde (ci-dessous, à gauche). Une porte venait de s’ouvrir sur de nouveaux records de vitesse, dans les airs comme sur les routes ou dans les stades. Pour célébrer cet anniversaire, TAG Heuerlance une série limitée de 100 Carrera Mikrograph selon un épatant concept modulaire : la montre – dont le cadran s’inspire des anciennes montres de poche – est une montre-bracelet fonctionnelle (45 mm) capable de mesurer des temps courts au centième de seconde, mais on peut la détacher de son container de poignet pour la transformer en montre de poche (à l’ancienne) ou en pendulette de bureau, grâce à une base très astucieuse. On peut également loger ce boîtier sur la fixation (fournie par TAG Heuer) prévue à bord d’un automobile, forcément vintage, pour respecter la tradition des compteurs de bord de la grande époque. Pour mesurer ce 1/100e de seconde, le cœur mécanique du chronographe doit battre à 360 000 alternances par heure, soit à peu près mille fois la vitesse moyenne d’un cœur humain !

PAUL SMITH : Un recentrage classique avec décalage très chic…

Le créateur de mode londonien Paul Smith tournait depuis longtemps autour de l’idée de signer des montres, mais sans se presser, ni parvenir à se décider. L’actuelle embellie de l’horlogerie britannique (il se crée près de deux nouvelles marques par mois au Royaume-Uni) l’a finalement convaincu qu’il y avait une voiepour exprimer une vision originale du « temps Paul Smith ». Sans qu’on puisse hurler au génie disruptif, les nouvelles collections – pour l’instant masculines – avouent une inspiration très dignement traditionnelle : boîtiers ronds en 41 ou 42 mm dans un joli métal doré rose, cadrans sobres dans leur décoration soleillée, avec deux compteurs pour les chronographes, mouvements à quartz et prix contenus (entre 250 et 350 euros selon les modèles). Bref, du néo-classique assumé, mais « with a twist » à la Paul Smith.

LES MONTRES 2016 : La fête parisienne des objets du temps…

Privés cette année du traditionnel salon Belles Montres (torpillé par des repreneurs qui n’avaient rien compris aux métiers de l’horlogerie), les amateurs de montres vont se reporter dès le week-end prochain sur le salon Les Montres, qui redevient le seul salon horloger parisien, sinon français, pour les montres de qualité. C’est la douzième édition, montée à l’initiative d’Arnaud et Jean Lassaussois, les infatigables animateurs des boutiques parisiennes Les Montres. Beaucoup de grandes marques y participent, dans une ambiance très conviviale qui permet un accès direct aux montres : au cœur de Paris (Saint-Germain-des-Prés), ce sera une fin de semaine (22,23 et 24 septembre) de passions et d’amitiés autour des objets du temps, avec beaucoup de marques françaises (BRM, Péquignet, Bell & Ross, Hermès, Chanel, etc.) et des grandes marques suisses (Hublot, TAG Heuer, Omega, etc.), ainsi que des objets du temps comme les « sculptures du temps » proposées par Alain Pers ou Utinam. Un atelier de sellerie permettra aux amateurs de s’initier à la confection des plus beaux bracelets en peaux exotiques, tandis qu’un atelier d’horlogerie apprendra à monter soi-même un mouvement mécanique (renseignements : http://www.boutiquelesmontres.com/

 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : https://businessmontres.com/

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