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La nouvelle génération revient sur le devant de la scène avec des heures prismatiques dont les séquences chiffrées basculent toutes les 60 minutes…
La nouvelle génération revient sur le devant de la scène avec des heures prismatiques dont les séquences chiffrées basculent toutes les 60 minutes…
©Reuters

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Quand les cadrans les plus précieux chavirent, quand les heures basculent et quand une million d’idées suisses se combinent : c’est l’actualité des montres

Et aussi la jolie petite Française qui s’offre un carat de diamants, la molette rouge qui va attaquer le grand bleu et les poussoirs champignon à l’ancienne…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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SAINT HONORÉ : Le rêve enfin réalisé d’une montre joaillière à la française…

Il fallait avoir l’insolence d’une marque française, et l’obstination d’un horloger franc-comtois, pour oser proposer une montre Swiss Made de cette qualité et de ce style à un prix aussi peu suisse : 2 500 euros, avec 172 diamants d’un mm de diamètre sur le boîtier et sur le cadran (il y en a en tout pour un carat), en plus d’un cabochon en onyx sur la couronne de remontage. Eh oui, des diamants, pas des cristaux ! Et du vrai onyx et de la vraie nacre ! On retrouve avec cette Euphoria One Carat ce boîtier « coussin » assorti d’un cadran rond qui est on ne peut mode (voir ci-dessous). Les proportions sont justes et le sertissage impose le respect : quand ils veulent ne pas singer les Suisses ou les Chinois, les horlogers tricolores ont vraiment du talent : c’est une preuve de la fécondité toujours renouvelée des maisons familiales qui ont fait l’histoire des montres françaises (Saint Honoré fêtera l’année prochaine ses 130 ans)…

MARVIN : Le bleu de la lunette, le blanc des index et le rouge de la molette…

Oh, la jolie montre ! C’est une « plongeuse » qui répond à toutes les normes techniques nécessaires et suffisantes pour la plongée sous-marine, mais elle fera le bonheur de plus d’un élégant, actif et jeune urbain, qui ne dépensera guère plus d’un billet de 1 500 euros pour un boîtier « coussin » – rien n’est plus mode – en acier et parfaitement équilibré. Détails à regarder en premier : le cadran aussi lisible que sobrement fonctionnel, la molette rouge qui permet d’actionner en toute sécurité la lunette tournante intérieure (très utile pour les comptes à rebours, en palanquée comme hors de l’eau) et le mouvement automatique suisse, comme il se doit. Cette Bathyscaphe est livrée avec deux bracelets dans un coffret qu’on pourra recycler en vide-poches. Les couleurs sont tricolores, mais la marque est suisse…

URANIUM : Un million d’idées suisses à la conquête du monde…

Au commencement, il y avait… des jeans, objets de mode transformés en vêtements intelligents (mobile wear, c’est plus chic) par l’équipe suisse d’Uranium. Dans la Genèse de nos mythologies contemporaines, après les jeans, il y a… la montre – surtout quand on est suisse ! Mais une montre qui soit aussi un objet  de mode, pas dans le textile mais dans la versatilité : une montre dont on puisse varier à l’infini les cadrans, les boîtiers et les bracelets, pour créer des millions de combinaisons à partir de quelques éléments de base (démonstration vidéo ci-dessous). Très simple à imaginer sur le papier, mais il aura fallu deux ans d’études pour mettre au point ces montres de nouvelle génération, dignes du Swiss Made dont elles se flattent, mais dignes aussi des poignets qui témoigneront de la créativité des garçons et des filles qui les portent. Avec deux bracelets et deux boîtiers, plus sept « U-Skins » (concept d’habillage souple), on peut créer 32 montres différentes, soit une par jour pendant tout un mois. Née dans le Valais comme ne le souligne pas son nom, la Million Styles Watch ne dépasse pas, selon les combinaisons, les 85 euros – ce qui fait de la carpo-identité (personnalisation de chaque poignet) un impératif démocratique…

ALPINA : Le charme discret du chronographe à double compteur…

S’il fallait dessiner l’idée qu’on se fait d’un chronographe de pilote, dans un style contemporain mais d’esprit classique et à un prix accessible, on tomberait à peu près sur ce chronographe Startimer Pilot d’Alpina, dont le boîtier de 44 mm et le cadran « soleillé » ont été noircis pour mettre en valeur les éléments chiffrés en blanc. Le choix du double compteur intérieur (60 secondes et 30 minutes) reprend l’esprit des montres vintage, de même que la couronne surdimensionnée et les poussoirs « champignon » à l’ancienne. Un mouvement automatique pour le confort de la précision suisse, une touche rouge pour le clin d’œil non-conformiste et un bracelet bien large, en cuir surpiqué, pour respecter la tradition. Son prix va vous étonner, mais il faut la passer au poignet pour en comprendre la séduction…

MCT : Des heures séquentielles qui voient les chiffres basculer…

MCT pour Manufacture contemporaine du temps : tout est dans le nom de la marque. La manufacture capable de créer des mouvements exclusifs. La lecture contemporaine des heures. La passion des objets du temps. Cette Sequential Two est logé dans un boîtier rond, qui réussit à faire cohabiter dans un boîtier de 44 mm un mouvement mécanique à remontage automatique (un génial micro-rotor), une seule aiguille centrale pour les minutes, vingt prismes capables de composer tous les chiffres nécessaires et un segment mobile dessiné comme un fer à cheval pour cadrer la lecture de l’heure numérique. On mélange donc à la fois l’analogique, le digital et le conceptuel. La minute suit sa course selon le code classique, mais, à chaque heure, le « fer à cheval » fait un quart de tour pour dévoiler le jeu de prismes qui indique l’heure en chiffres (sur l’image : il est 9 h 10). Admirez le dessin des cornes qui rattachent le bracelet au boîtier et regrettez de ne pas avoir les dizaines de milliers d’euros  nécessaires pour vous offrir ce coûteux joujou horloger de nouvelle génération…

VAN CLEEF & ARPELS : Le dandysme est dans le déhanché des heure qui sautent…

Doublement précieuse, par la préciosité de son langage stylistique comme par la qualité de son exécution (attaches centrales du bracelet, boîtier en or de 42 mm, couronne sertie d’un diamant, décoration du cadran), la Pierre Arpels Heure d’ici et Heure d’ailleurs l’est triplement par l’exclusivité de son mouvement automatique exclusif. Conçu par un atelier genevois réputé (Agenhor), ce mouvement à micro-rotor permet d’afficher deux références horaires différentes, avec des chiffres qui sautent à chaque passage de l’heure juste : c’est une double heure « sautante ». L’aiguille des minutes est appelée rétrograde parce qu’elle revient en arrière toutes les soixante minutes, en parfaite synchronisation avec le « saut » des heures. Pour accentuer encore la préciosité légèrement moqueuse de ce style très gourmé, le cadran a été « basculé », mais son asymétrie est renforcée par le lettrage en anglaises du nom de la montre. Il y dans cette Pierre Arpels un étonnant côté danseur de tango ! Une montre « habillée » qui exige un costume et une cravate, quoique…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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