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Les pétales de rose deviennent plumes et plumage, avec des volumes et des textures sensuelles et fragiles qui rivalisent avec l’éclat de l’onyx et l’émeraude de l’œil…
Les pétales de rose deviennent plumes et plumage, avec des volumes et des textures sensuelles et fragiles qui rivalisent avec l’éclat de l’onyx et l’émeraude de l’œil…
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Le swing de l'araignée brésilienne, l'apesanteur en transparence et le petit coussin qui regarde passer la Lune : c'est l'actualité des montres

Et aussi le perroquet nourri aux pétales de rose, la céramique dopée aux micro-arcs électriques et le plastique qui rend les robots paresseux…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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CARTIER : Une marqueterie florale psittacique pour la Ballon bleu…

Le réalisme animalier de ce perroquet exécuté en (vrais) pétales de fleurs – colorés, découpés et apposés sur une plaque de bois n– n’est finalement qu’un prétexte pour mettre en valeur une composition aussi abstraite que sensuelle et d’autant plus précieuse qu’on en devine la frémissante fragilité : cette Ballon bleu en marqueterie florale permet à Cartier de démontrer sa virtuosité dans les métiers d’art qui ont été intégrés dans les ateliers de la manufacture. L’alchimie fait exploser les couleurs avec le renfort des pierres précieuses (diamants, émeraude, saphir, onyx du bec). Dans ce boîtier en or gris en 42 mm, on compte 124 diamants ronds autour d’un cadran qui alterne l’or gris et l’or rose. Du très grand Cartier, qu’on peut déjà commander, mais qui ne sera livré que l’année prochaine…

HUBLOT : Les uppercuts de l’araignée brésilienne…

Il faut de tout pour faire une montre. Sachant que le Brésil est un marché stratégique pour 2014 (pour cause de Mondial de football, d’ailleurs officiellement chronométré par Hublot) et sachant que la marque Hublot adore les séries limitées dédiées à des champions sportifs, il devenait inévitable que la manufacture suisse pense à créer une série de onze King Power Spider Bang au boxeur brésilien Anderson Silva, dit « The Spider », onze fois vainqueur en championnat UFC. Une araignée écarlate tisse sa toile sur ce chronographe qui nous épargne le poncif des couleurs brésiliennes. Vente exclusive sur le marché local…

CORUM : La débanalisation d’un tourbillon qui sait se faire oublier…

Le tourbillon, c’est ce dispositif mécanique qui permet théoriquement à la montre de compenser les effets de la gravitation terrestre : le problème a perdu de son importance avec les montres-bracelets chahutées par les mouvements de nos poignets, mais la giration du tourbillon sur le cadran de la montre (une « cage » qui tourne sur elle-même pendant soixante secondes) reste un objet de fascination visuelle, qui prouve par ailleurs la maîtrise technique de la marque – surtout quand cette mécanique subtile est associée à un chronographe. Cette Corum Admiral’s Cup Seafender 47 (pour les 47 mm du boîtier) se veut cependant portable au quotidien, avec un étonnant matériau qui souligne d’un gris anthracite très particulier les formes dodécagonales de cette collection : il s’agit d’un aluminium céramisé, procédé avant-gardiste d’oxydation par micro-arc qui rend l’aluminium plus dur que l’acier et très résistant aux rayures en même temps que très doux et tiède au toucher. Un style ultra-contemporain pour une complication mécanique née à l’aube du XIXe siècle…

RJ-ROMAIN JEROME : Une montre en apesanteur pour les 40 ans de Skylab…

La première station spatiale de la NASA, baptisée Skylab voici quatre décennies, méritait bien un hommage horloger, qui lui est offert par la jeune marque indépendante RJ-Romain Jerome, qu’on avait quitté quelque part dans l’espace, au-delà de la Lune. La montre semble elle aussi en apesanteur sur un orbite subspatiale, avec un mouvement épuré (« squeletté ») qui dévoile ses composants essentiels sur cinq niveaux ouverts à la lumière. Un bel exercice de transparence pour un boîtier de 44 mm qui semble lui aussi réduit à quelques éléments essentiels de structure : même la marque RJ n’est qu’allégoriquement présente dans un architecture mécanique tendue vers l’espace-temps. Une montre de style très contemporain, qui nous aide à rêver de repartir vers la conquête des étoiles…

SWATCH : L’apparition du Sistem51 en semaine 51 de l’année…

Les retards dans la production industrielle de ce mouvement mécanique révolutionnaire (51 composants montés sur une chaîne d’usinage entièrement automatisée) ayant pris du retard, Swatch a tenu parole en le présentant avant la fin de cette année (en semaine 51, tout un symbole !), mais en réservant la première série aux seules boutiques Swatch de la Suisse et à la boutique éphémère montée pour l’occasion à Zurich. Inutile de chercher : les stocks des modèles les plus séduisants (boîtier bleu, boîtier rouge) étaient épuisés avant même la fin de la première journée de commercialisation. Comme quoi l’effet Swatch joue toujours, même si la magie opère un peu moins qu’il y a trente ans. On admirera au passage le système de rotor semi-transparent du mouvement automatique (une masse oscillante « invisible » en verre saphir, qui ne gâche pas la vue sur les rouages de la montre) et on remarquera les 42 mm du boîtier, nettement plus volumineux que les 36 mm des Swatch originales. Autre sujet de méditation : comment se fait-il qu’un modèle en plastique de série, issu d’une chaîne de montage théoriquement automatisée (donc sans intervention humaine et avec des robots, donc avec un coût de revient plus bas), soit plus cher qu’une Swatch en acier munie d’un mouvement automatique traditionnel ?

MARVIN : Les étoiles dans les yeux avec la Lune au poignet…

Attention, cette montre est une des plus jolies propositions féminines de cette fin d’année : rien d’extraordinaire, mais un concentré d’élégance. La forme « coussin » devient encore plus distinguée en 30 mm, le bracelet en acier se chargeant d’apporter une touche sportive. Pour le côté urbain, chic et précieux, on peut compter sur quelques cadrans de nacre blanche, sur le guillochage du cadran mis en valeur par la touche bleue des chiffres et sur le guichet où les phases de la lune défilent sur un ciel bleu assorti et étoilé. Pour les fashionistas impénitentes, il existe aussi des versions serties et de multiples déclinaisons dans les bracelets. Les mouvements sont automatiques ou à quartz. Reste une grande impression de force dans cette montre où tout est juste : la taille, le design, le style, la décoration et même le prix (retenez bien son nom pour donner des idées au père Noël : Marvin Malton Mini-Coussin : sans les diamants, c’est même une très bonne affaire)…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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