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Le Boeing 777 de la compagnie sud-coréenne Asiana Airlines s'est écrasé samedi à l'aéroport de San Francisco après un atterrissage raté.
Le Boeing 777 de la compagnie sud-coréenne Asiana Airlines s'est écrasé samedi à l'aéroport de San Francisco après un atterrissage raté.
©Reuters

Minute tech

Crash du Boeing Asiana à San Francisco: les internautes mènent l'enquête

Les premières supputations sur les causes du crash du Boeing Asiana à San Francisco apparaissent sur les blogs et sites spécialisés dans l'aviation civile.

Le crash aérien du Boeing Asiana à San Francisco, aussi rare que spectaculaire, a mobilisé de nombreux internautes autour du monde, qui comme souvent désormais grâce aux médias sociaux, collaborent avec photos, fichiers audios et spécialistes pour créer une enquête en parallèle des investigations officielles. Une véritable médiathèque de cet accident est déjà disponible sur Internet, dont de multiples photos d'autres passagers de l'aéroport, des fichiers audios des échanges de la tour de contrôle ainsi que des vérifications des conditions météorologiques en haute altitude.

Air Journal, un site spécialisé, a résumé les premières hypothèses officielles.

Pour les autorités américaines chargées de l'aviation civile, l’avion était "largement en-dessous de sa vitesseoptimale" d’environ 250 km/h et les réacteurs tournaient au ralenti. L’alerte de stall a retenti 4 secondes avant le crash et le pilote a annoncé à la tour de contrôle l’abandon de l’atterrissage 1,5 seconde avant de heurter une digue avec l’arrière du Boeing et s’écraser. La remise de gaz s’est passée normalement selon les enregistreurs de vol, ce qui laisse penser qu’aucune panne technique n’a affecté les réacteurs.

Asiana Airlines a de son côté expliqué hier que le pilote Lee Kang-kook n’avait effectué que 43 heures de vol que777, qu’il n’avait jamais posé à San Francisco (où il avait cependant atterri en Boeing 747). Ayant accumulé près de 9800 heures de vol dans sa carrière, il était assisté pendant le vol OZ214 par un copilote plus expérimenté sur ce type d’appareil (plus de 3200 heures de vol). Selon le NTSB, "une personne dans le cockpit" a d’ailleurs demandé la remise de gaz sept secondes avant l’impact. Les enquêteurs ont déjà interrogé une première fois les deux hommes.

Les particularités techniques de ce crash ont créé beaucoup d'activités sur les forums et sites de clubs de pilotes amateurs, voire des sites spécialisés sur les crashs aériens mais aussi sur des forums de soutien pour les personnes souffrant d'angoisse de voler.

"L’avion est en phase d’atterrissage mais fait son approche bien trop bas et lentement, heurte un mur de protection situé avant le seuil de piste, provoquant la rupture d’une partie de la queue de l’avion, sa chute sur la piste suivie d’un dérapage jusqu’à son arrêt complet dans la poussière. L’atterrissage s’était fait en manuel, sans le système d’approche et d’atterrissage automatique ILS, le temps était parfait et rien ne semble indiquer que l’avion ait subit un problème technique. L’enquête confirmera donc certainement la première impression des spécialistes : le pilote a atterri manuellement et a mal visé la piste, un peu comme un chauffeur de bus qui raterait un virage… Pour corriger ce genre d’erreurs, il est prévisible qu’un nombre croissant de compagnies imposent la réalisation des approches à l’ILS plutôt qu’en pilotage manuel(...) Letaux de survie est de 56% dans les crashs. Dans ce cas, le taux de survie est de 99,5%".

D'autres observateurs de ce crash sont les professionnels du voyage d'affaires, commeDéplacements professionnels, qui effectue leur propre classement des compagnies les plus fiables. "Créée en 1988, la compagnie Asiana Airlines a une excellente réputation. Elle est le deuxième transporteur aérien de Corée du Sud derrière Korean Air et fait partie du groupe Kumho Asiana, un conglomérat diversifié basé à Séoul. Le crash de San Francisco est le second accident enregistré par Asiana ces deux dernières années et le premier pour un vol commercial de passagers en vingt ans".

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