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Convergence des luttes : les étudiants montent dans le train
©AFP

Etudiant diant diant

Convergence des luttes : les étudiants montent dans le train

La traditionnelle éruption printanière de sève étudiante finit par lasser. Vivement une réforme de leur statut.

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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La poignée d’étudiants bloquant l’accès à une dizaine de facs à travers la France finira bientôt par se rendre aussi détestable que les miliciens fascistes de l’UFR de droit de Montpellier.

OK, les premiers sont moins violents que les seconds (encore que : aux abords du local d’un syndicat d’étudiants juifs, il leur arrive de voir rouge), moins fréquemment cagoulés (ils trouvent le bandana de cow-boy plus seyant), mais tout aussi dogmatiquement convaincus que leur mission sur terre est de servir d’avant-garde éclairée aux masses.

Pour la majorité de leurs petits camarades moins conscientisés, ceux qui aimeraient bien assister à quelques cours et peut-être réussir leurs partiels histoire de ne pas passer les quinze prochaines années en licence, c’est pourtant kif-kif bourricot…

Oh, on sait bien que, depuis qu’il existe un poste de ministre de l’Enseignement supérieur, la fonction de base de ces rebelles en peau de lapin est de bloquer les accès des amphis avec des poubelles et de défiler en hurlant « Machin, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue ! » quelle que soit la réforme proposée, mais une certaine lassitude finit par s’installer.

Ce coup-ci, c’est contre l’idée que l’on puisse orienter un bachelier en fonction de ses aptitudes qui les défrise, le droit à l’échec garanti devant rester inaliénable. Mais parce qu’un tel mot d’ordre était un peu faiblard, la « convergence des luttes » avec les cheminots est cette année de rigueur dans l'attente d’un nouveau 68.

Mais la convergence rail-fac, ça n’est pas si crétin après tout : pour cette génération-ci, c’est fichu. Elle est déjà bien trop formatée. Mais pour les suivantes, soyons réalistes, demandons l’impossible : vite, un nouveau statut pour les étudiants !

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