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Clash culturel en gare de Cologne : pourquoi il faut vraiment ouvrir les yeux sur la nature de ce qu'il s'est passé en Allemagne
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Le mur du réel

Clash culturel en gare de Cologne : pourquoi il faut vraiment ouvrir les yeux sur la nature de ce qu'il s'est passé en Allemagne

Pour éviter d'autres Cologne, il faudrait peut-être se mettre d'accord sur ce qu'était le premier.

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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Des hordes de types frustrés qui harcèlent, molestent ou violent des centaines de femmes dans plusieurs villes d'Allemagne, de Suisse et de Finlande pour fêter le passage à la nouvelle année, ça n'est pas exactement un fait divers de Saint-Sylvestre « standard ». De l'avis général, ce serait même du jamais vu.

 

La presse allemande (et par ricochet la presse française) a pourtant pris plus que son temps avant d'évoquer l'avalanche de plaintes déposées par les victimes. C'est sans doute qu'on n'a pas toujours besoin d'avoir sa propre Marine nationale en magasin pour craindre de « faire le jeu du FN »...

 

Dans un premier temps, d'ailleurs, on la comprendrait presque, cette presse si précautionneuse : il en va du télescopage harceleurs-migrants comme de l'amalgame musulman-djihadiste et assimiler les centaines de milliers de réfugiés entrés en Europe ces derniers mois aux crapules de la gare de Cologne serait un sacré raccourci.

 

Pour autant, faire carrément l'impasse sur le sujet puis, lorsque ça devient impossible, tenter d'en faire une simple déclinaison du sexisme ordinaire, voire une manipulation raciste, en refusant d'en saisir les spécificités, ce n'est plus du zèle progressiste mais de l'aveuglement.

 

Il existe, effectivement, c'est bien dommage mais c'est ainsi, des contextes culturels dans lesquels l’archaïsme des rapports entre les sexes va au-delà d'une différence de salaire ou d'une liste trop masculine de prétendants au grand prix d'un festival de BD ; des contextes culturels dans lesquels une femme « convenable » ne sort qu'avec un drap sur la tête et un mari en éclaireur mais n'est que du gibier dans le cas contraire.

 

Mais un contexte culturel, on en change en changeant de pays. Ce n'est pas de l'atavisme biologique. Et même des types qui ont appris qu'il était possible de se comporter de cette manière peuvent se voir fermement remettre la tête à l'endroit. Du moins si on a le courage d'en faire le constat, évidemment.

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