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Bayrou égratigne gentiment le gouvernement ; Lecture : Blanquer renonce à la méthode globale ; Mélenchon a des rêves de grandeur ; islam et islamisme peut on les séparer ?
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Revue de presse des hebdos

Bayrou égratigne gentiment le gouvernement ; Lecture : Blanquer renonce à la méthode globale ; Mélenchon a des rêves de grandeur ; islam et islamisme peut on les séparer ?

Et aussi le milliardaire français inconnu; après Charlottesville, Taubira souhaite que la France affronte son passé esclavagiste.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Le plongeon de Macron

Photo noir & blanc, yeux baissés sur la... baisse des sondages pour Emmanuel Macron à la Une de l'Express : "Il n’est pas parti en vacances chez les Bettencourt comme Georges Pompidou en 1969. Il n’a pas infligé une purge aux Français comme Jacques Chirac en 1995. Ni augmenté les impôts comme François Hollande en 2012. Il échappe aux errements des présidents débutants (voir page 36), et, pourtant, il chute... Le 23 juillet, la cote de popularité d’Emmanuel Macron perd 10 points dans le baromètre de l’Ifop pour Le Journal du dimanche (JDD). Le regard des Français sur ses 100 jours est encore plus sévère : 36 % de satisfaits seulement, bien moins que François Hollande (46 %) pour la même période de 2012 (sondage Ifop - Le Figaro du 11 août)." constate implacablement le journal.

L’éblouissement des débuts a-t-il définitivement disparu ? "Arnaud Leroy, membre de la direction collégiale d’En marche!, proche historique du président, constate : « Après le second tour, on a poussé un ouf de soulagement, mais il ne faut pas oublier qu’au premier tour, Emmanuel Macron recueille 24,01 % des voix. » C’est moins que François Hollande (28,63 %) et bien moins que Nicolas Sarkozy (31,18 %)."

Bref estime l'Express qui étudie le cas Macron sur une vingtaine de pages : "Il y a de la banalisation dans l’air. Comme si, après avoir déjoué les lois d’airain de la politique, Emmanuel Macron retombait dans les ornières de ce monde rassis qu’il a tant critiqué."
 
Mais le correspondant du New York Times à Paris salue l'artiste : "Sur l’échiquier international, il a surpris tout le monde, compatriotes comme étrangers, par son approche habile des deux principales menaces pesant sur la paix mondiale, Vladimir Poutine et Donald Trump. Le successeur de François Hollande a réussi l’improbable performance de cimenter de bonnes relations avec Trump tout en suscitant l’admiration des Américains qui détestent leur propre président. Qui aurait prédit que Macron, l’exact contraire de Trump à tous égards, deviendrait sur le continent européen l’interlocuteur privilégié du locataire de la Maison- Blanche?"
 

Mélenchon voit grand à Marseille

Le député des Bouches-du-Rhône "devrait finalement installer sa permamence parlementaire au 26-28, allée Léon-Gambetta dans le 1er arrondissement. Il aurait, selon l'Obs, choisi d'acheter un immeuble de 2 000 mètres carrés, situé en plein centre-ville à deux pas de la Cannebière.

"Il" sort de son silence

Il "sort de son silence et s'inquiète des méthodes de l'éxécutif". Qui ça ? Hollande bien sûr ? Non ! Raté ! C'est de François Bayrou dont parle Le Point. Cinq pages longuettes où il ne dit pas grand chose, à part que Bayrou s'inquiète aimablement, sans critique amère ou tapageuse de l'amateurisme et de la capacité de certains ministres "inexpérimentés à s'imposer devant leurs administrations respectives".  Il ajoute : "Aujourd'hui, c'est là qu'il y a une difficulté : les hauts fonctionnaires semblent avoir plus de poids que par le passé. »

Pour lui, par contre, tout va bien : "« Je n'ai pas échoué dans mon rêve, j'ai eu la chance de le voir se réaliser. » Ce jeudi nuageux d'août, François Bayrou n'a aucunement l'intention d'apparaître résigné."  Et "On le dit abattu depuis qu'il a quitté précipitamment son fauteuil de garde des Sceaux. Ses détracteurs l'imaginent incapable de revenir. Ses amis du MoDem racontent qu'il commence à sortir de sa déprime, même s'ils savent que leur pater familias ne laissera paraître aucun soupçon de mélancolie."

Et pourtant "au moment où Emmanuel Macron est devenu président, lui ne se voyait rien de moins qu'à Matignon. Il estimait le mériter bien plus qu'Édouard Philippe, dont il jugeait la nomination « peu sérieuse »."

Lecture : oui à la méthode syllabique

Cela sent la rentrée, et une question lancinante revient avec la présence d'un nouveau ministre : "Le mammouth éducatif a-t-il enfin trouvé le cornac capable de le mener sur la voie de la refondation ?" s'interroge l'Obs avec une photo de Jean-Michel Blanquer à la Une. Le ministre de l'Education (52 ans) répond aux questions de l'hebdo qui a consacre, au total, dix pages à l'école en France. Il revient, entre autres, sur la question du choix de la méthode de lecture : "On s'appuiera sur les découvertes des neurosciences, dont sur une pédagogie explicite de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd'hui qu'elle a eu des résultats tout sauf probants." C'est clair et net. Reste à savoir si tout le monde sera d'accord.

Barcelone et l'islam

"L'imam voulait faire exploser Barcelone" Titre choc et douze pages sur l'après dans Le Point avec infographies, et rappel des précédents attentats. Si vous n'avez pas suivi les médias audio-visuels, pas lu les quotidiens, cela peut vous intéresser. Avec la même question : "Comment expliquer que les deux frères Abouyaaqoub, Younès, âgé de 22 ans, et Houssein, 17 ans, en soient venus à perpétrer un attentat aussi barbare ? Quel motif impérieux a pu pousser ces Marocains ayant passé l'essentiel de leur vie en Catalogne et plutôt bien intégrés, sans grandes difficultés financières, sans connaissance de l'islam, sans expérience du djihad en Syrie ou en Irak, à vouloir assassiner des centaines d'innocents ?."

Peut-on séparer islam et islamisme. Le débat ouvert par certains, continue. Comme dans d'autres médias, la critique de l'islam et de notre supposée naïveté face à cette religion pointe son nez. Exemple avec l'écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte. Pour lui l'islam "est comme un roc. La séparation entre la religion et l'Etat y est impensable." Il ne "renonce jamais à gouverner tous les aspects de la vie du croyant. pas de droits de l'homme comme nous l'entendons en Europe, pas de liberté individuelle."

Un FBI européen ?

Sur les attentats en Espagne, l'Obs est nettement plus sobre : deux pages avec une interview de Gilles de Kerchove, coordinateur européen pour la lutte contre le terrorisme qui "plaide pour un renforcement des pouvoirs de l'UE en matière de renseignement" tout en constatant qu'un "FBI européen n'est pas pour demain".

Riche comme Bolloré mais discret

"Le milliardaire le plus secret de France" titre le Point. Nous étions en effet beaucoup à ne pas le connaître ce François Perrodo, 13e fortune française selon le classement de Challenges "qui évalue sa fortune à 7,5 milliard d'euros soit 200 petits millions de moins que le 12e, l'hypermédiatique Vincent Bolloré". Et "la société qu'il dirige est tout aussi méconnue : elle s'appelle Perenco". Elle remplit chaque jour autant de barils de brut que la Lybie, pourtant membre de l'Opep." Son histoire est originale et les chiffres sont impressionnants : Perenco exploite 2 000 puits dans le monde, avec 4 000 salariés, et 13 filiales de la Colombie à la Turquie en passant par le Congo et le Vietnam.

Affrontons notre passé esclavagiste

"Affrontons notre passé esclavagiste !" demande l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira interrogée par l'Obs, après le drame américain de Charlottesville. Elle précise : "Je ne dirai pas qu'il y a une question raciale en France, mais je considère que les conséquences de l'histoire doivent nous inciter à une meilleure compréhension des sociologies, y compris ethno-culturelles, des malentendus, des injustices, et des actions pour les combattre." après avoir constaté que "la gauche a un rapport ambivalent à ces questions."

Pour notre bonheur les CHO

Les Chief Happiness Officer (CHO) responsables du bonheur des employés arrivent dans certaines entreprises. De la Silicon Valley où ils seraient apparus il y a dix ans, ils ont pris pied en France dans certaines entreprises du CAC40 de Carrefour à Publicis en passant par Orange selon l'Obs qui explique leur rôle sur trois pages à travers quatre exemples.

Philosophie et sexe

Une dizaines de pages sur "Les philosophes et le sexe" : le dossier est annoncé dans un bandeau en haut de la Une de l'Obs consacrée au ministre de l'Education. Ces pages ont l'apparence du sérieux : on y retrouve Foucault mais aussi Spinoza ou Schopenhauer, mais aussi Montaigne, ou Saint Augustin.

Voiture électrique ? Patience

Une page sur l'élégante Ampera-E, une voiture électrique signée Opel : 204 chevaux, ce n'est pas un veau. Le prix est un peu élevé : près de 40 000 euros. Mais attention au temps de recharge de ses batteries  qui lui donneraient une autonomie réelle de 380 km sur autorote : une heure trente sur une borne de charge rapide, neuf heures sur la wallbox d'Opel, "voire trente heures sur une prise domestique".

Les meilleurs hôpitaux

La Une du Point et un pavé de 64 pages vous n'échapperez pas au palmarés 2017 des hôpitaux et cliniques français : 1 400 établissements au banc d'essai pour 70 spécialités.  Etonnant le "tableau d'honneur des 50 meilleurs" est dominé par la "proveince" devant paris : les CHU de Bordeaux, Toulouse, Lille, plus Strasbourg et Tours trustent les cinq premières places. L'hopital de la Pitié-Salpétrière est le seul Parisien égaré dans les 20 premiers. Dans les cliniques c'est pareil, aucune Parisienne dans les 35 premières.

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