Violences à Nantes : Manuel Valls pointe l'ultra-gauche, le maire va porter plainte | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Violences à Nantes : Manuel Valls pointe l'ultra-gauche, le maire va porter plainte
©

L'ultra-gauche, camp du bien

Violences à Nantes : Manuel Valls pointe l'ultra-gauche, le maire va porter plainte

Huit policiers ont été blessés hier lors de la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le maire de Nantes Patrick Rimbert (PS) a indiqué ce matin, lors d'un déplacement dans le centre de Nantes, qu'il allait porter plainte "contre X" pour les dégâts causés par la manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui a dégénéré hier. Huit policiers ont été blessés lors d'affrontements à l'issue d'une manifestation à Nantes (ouest) contre un projet de nouvel aéroport pour cette ville dont le centre a été saccagé par des casseurs.

"J'en veux à tous ceux qui ont une certaine complaisance par rapport à ces faits parce qu'on les avait prévenus, on leur avait demandé de suivre des circuits, d'encadrer les manifestants", a déclaré Patrick Rimbert. "Il y a eu un espèce de laisser-aller, quasiment de la complaisance", a-t-il insisté, précisant néanmoins que sa plainte serait "contre X". Un cabinet d'avocat sera mis à disposition des personnes (notamment des commerçants) qui ont subis des dommages.

Comme nous vous le rapportions hier, l'un des organisateurs de la manifestation, Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, la principale organisation d'opposants au projet d'aéroport, avait déclaré "peu importe ce que dira la préfecture, pour nous tous et toutes c'est un grand succès". Ces incidents "n'ont rien n'a rien à voir avec la manifestation. Cela, d'ailleurs, ne sert pas notre cause", avait-il rajouté.

Le maire de Nantes a lui salué le travail de la préfecture. Le préfet de Loire-Atlantique a "mis les forces nécessaires, mais ce qui devait arriver est arrivé. Il y a des blessés mais il n'y a pas mort d'homme: compte tenu de la violence, compte tenu du nombre, je pense que la police a fait vraiment son travail et a essayé de contenir, c'est tout ce qu'on pouvait faire", a-t-il déclaré.

Manuel Valls a dénoncé samedi soir la présence "de l'ultra gauche, de blacks blocs qui voulaient casser du policier et s'en prendre aux mobiliers urbains." Le ministre de l'Intérieur a assuré de la plus grande sévérité après ces agissements. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a également "condamné avec la plus grande fermeté les actes violents commis par un millier de manifestants radicaux" dans un communiqué.

Selon la préfecture, 10 personnes ont été interpellées.

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !