Mouvements islamistes radicaux : Claude Guéant dément toute "opération de communication" | Atlantico.fr
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Une vaste opération coup de poing a été menée ce matin à Toulouse, Lyon, Nantes et Le Mans a conduit à l'interpellation d'une vingtaine de personnes soupçonnées de graviter dans la mouvance du groupement pro-djihadiste "Forsane Alizza".
Une vaste opération coup de poing a été menée ce matin à Toulouse, Lyon, Nantes et Le Mans a conduit à l'interpellation d'une vingtaine de personnes soupçonnées de graviter dans la mouvance du groupement pro-djihadiste "Forsane Alizza".
©Reuters

Coup de filet

Mouvements islamistes radicaux : Claude Guéant dément toute "opération de communication"

Une vaste opération a été menée ce vendredi par la police dans plusieurs villes de France. 19 personnes, proches du groupe pro-djihadiste "Forsane Alizza" dissous le 29 février dernier, ont été interpellées à Nantes, Toulouse, Marseille et près de Paris. Dix-sept d'entre elles ont été placées en garde à vue. Le FN accuse Sarkozy d'"opportunisme".

[Mis à jour à 14h32]

Selon Le Figaro, le secrétaire général du Front national, Steeve Briois, a estimé que l'opération menée à l'aube dans les milieux islamistes radicaux "s'apparentait à un coup de filet électoraliste" du président-candidat et que les Français ne devaient pas "se laisser impressionner par les manœuvres sensationnalistes de Nicolas Sarkozy". Selon lui, c'est "dès le 7 mai 2007 qu'il fallait agir".

"Le 'coup de filet' réalisé cette nuit par la DCRI et le Raid ne trompe bien entendu personne. Attendre l'horreur de la tuerie de Toulouse pour commencer à bouger démontre bien tout le cynisme et l'opportunisme de Nicolas Sarkozy, qui se réveille à trois semaines du scrutin pour son illusoire réélection", a-t-il déclaré dans un communiqué.

[Mis à jour à 13h40]

Selon Le Parisien, Claude Guéant a démenti devant des journalistes toute "opération de communication" suite à l'opération coup de poing qui a conduit ce vendredi à l'interpellation de dix-neuf personnes dans les milieux radicaux islamistes. En réponse aux critiques qui ont accompagné la gestion de l'affaire Merah par la Direction centrale du renseignement intérieur, "les services de renseignement, comme dans toutes les années précédentes, ont joué un rôle tout à fait déterminant dans la lutte contre le terrorisme ou les menaces terroristes. En l'espèce, l'instruction judiciaire s'est fondée sur le travail des services de renseignement de la même façon que la culpabilité de Mohamed Merah à Toulouse a été fondée sur des analyses conjointes de la police judiciaire et du Renseignement intérieur", a indiqué le ministre de l'Intérieur.

[Mis à jour à 12h55]

Marine Le Pen demande a demandé ce vendredi dans un communiqué la dissolution de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et l'annulation de son congrès prévu du 6 au 9 avril au Bourget. "Les responsables de notre pays considèrent bien l'UOIF comme proche des islamistes, sinon même des terroristes", estime-t-elle.

[Mis à jour à 12h45]

Le groupuscule fondamentaliste "Forsane Alizza" ("Les cavaliers de la liberté"), a été dissous il y a un mois par Claude Guéant. Mohammed Achamlane, ancien chef de file du mouvement, fait partie des personnes interpellées ce vendredi. Émir national autoproclamé, il avait publiquement brûlé le 6 août 2011, à Aulnay-sous-bois, un code pénal pour protester contre l'application de la loi interdisant le port du voile intégral.

Traitant les policiers interpellant des femmes voilées de "chiens", comme le signale une note de police de février dernier, le leader de "Forsane Alizza" prévient également que "la violence dont les musulmans font l'objet chaque jour va se transformer en bain de sang si cela continue sur cette voie (…). Si Allah veut, nous serons de véritables moudjahidines".

[Mis à jour à 12h30]

Selon Le Figaro, dix-sept personnes ont été placées en garde à vue après les dix-neuf interpellations effectuées ce vendredi dans les milieux islamistes radicaux. Les policiers ont agi sur commission rogatoire de trois juges antiterroristes parisiens, Marc Trévidic, Laurence Le Vert et Nathalie Poux, délivrée le 8 mars dernier pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme.

[Mis à jour à 11h43]

De nouvelles images des interpellations qui ont eu lieu ce matin dans les milieux islamistes radicaux ont été diffusées par France TV Info. Ici, les images des interpellations qui ont eu lieu près de Nantes.


[Mis à jour à 9h00]

Dix-neuf personnes ont été interpellées au cours de cette opération coup de poing, dont le leader de Forsane Alizza, Mohammed Achamlane, selon une source policière citée par l'AFP, précise France TV Info.

Interrogé au micro d'Europe 1 sur les interpellations opérées ce matin dans les milieux extrémistes radicaux, Nicolas Sarkozy a indiqué que des armes ont été saisies, notamment des kalachnikovs. Le président-candidat a comparé, toutes proportions gardées, le "traumatisme" qu'ont constitué pour la France les tueries de Toulouse et de Montauban avec la tragédie du 11 septembre aux États-Unis.

"On ne peut pas rester sans en tirer des conclusions", a-t-il ajouté, faisant notamment référence à l’interdiction de certains prédicateurs islamistes sur le sol français décidée hier. "Ce qui s'est passé ce matin va continuer. Il y aura d'ailleurs d'autres opérations qui vont continuer et qui nous permettront, également, d'expulser du territoire national un certain nombre de gens qui n'ont, au fond, rien à y faire", a précisé le président-candidat.


Sarkozy : les interpellations "vont continuer" par Europe1fr

Selon Le Figaro, une vaste opération coup de poing menée ce matin à Toulouse, Lyon, Nantes et Le Mans a conduit à l'interpellation d'une vingtaine de personnes soupçonnées de graviter dans la mouvance du groupement pro-djihadiste "Forsane Alizza" ("Les cavaliers de la fierté"). Ce dernier avait été frappé de dissolution le 29 février 2012 par le ministère de l'Intérieur.

Ce coup de filet, qui intervient huit jours après la neutralisation de Mohamed Merah par les hommes du RAID, n'aurait aucun lien avec les fusillades de Toulouse et Montauban, selon une source proche du dossier. Il a mobilisé les policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), de la sous-direction anti-terroriste (Sdat), de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), du Raid et des brigades parisiennes de la BRI (brigade anti-gang), et la brigade criminelle.

France TV Info précise que plusieurs médias étaient visiblement au courant de l'opération puisque des caméras ont pu filmer une intervention de la police à Nantes :

Lu sur France TV info

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