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UMP : comment Nicolas Sarkozy cherche à rallier des fillonistes dans son camp
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Drague à tous les étages

UMP : comment Nicolas Sarkozy cherche à rallier des fillonistes dans son camp

L'ancien chef de l'Etat, selon Le Point, aurait récemment rencontré Valérie Pécresse, Jean Leonetti, Jean-François Lamour, Éric Ciotti ou encore Bernard Accoyer.

Nicolas Sarkozy est de retour aux affaires et il ne perd pas une minute. Officiellement éloigné de la vie politique pendant plus de deux ans (même s'il ne fait aucun doute qu'il a entretenu ses réseaux), l'ex-chef de l'Etat est candidat à la présidence de l'UMP. Et pour arriver à ses fins (l'élection présidentielle et les primaires viendront plus tard), il compte mettre tous les atouts de son côté. Dès lors depuis l'annonce de son retour, l'ancien président, qui se veut "rassembleur" et se voit en homme providentiel, multiplie les rendez-vous avec les ténors du parti. Ténors qui ont tous, à un moment ou un autre, pris leurs distances. Ainsi, cette semaine, après avoir rencontré Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy s'est entretenu longuement avec François Fillon. 

L'ancien chef de l'État a également reçu, comme le révèle Le Point, ce mercredi dans ses bureaux de la rue de Miromesnil, les signataires d'une "lettre au candidat à la présidence de l'UMP", parmi lesquels on retrouve Valérie Pécresse, Éric Woerth, Dominique Bussereau, Eric Ciotti, Jean Leonetti, Jean-François Lamour ou encore Bernard Accoyer et Alain Lamassoure. Tous des soutiens affichés de François Fillon. "Tendu", "face à un public non acquis à sa cause", Nicolas Sarkozy, en compagnie de son équipe (composée entre autres de Frédéric Péchenard, Michel Gaudin et Éric Schahl), écoute Valérie Pécresse résumer les points évoqués dans leur tribune. 

Publiée par Le Figaro, cette lettre appelait entre autres le futur président et son équipe à assurer "une totale transparence sur la situation et la gestion financière de l'UMP" et a pour  point-clé : le maintien des primaires ouvertes aux électeurs de la droite et du centre. Après les avoir entendus, comme l'indique Le Point, "Nicolas Sarkozy reprend la parole et déroule sa stratégie". "Création d'un nouveau parti", "changement de nom", "d'équipe" mais "conservation du siège actuel", composition de cette future équipe (quatre ou cinq conseillers, un secrétaire général, une vingtaine d'assistants)… tout y passe selon l'hebdomadaire. 

L'ancien chef de l'État revient ensuite sur la querelle Fillon-Copé, notamment suite à l'affaire Bygmalion. "Je ne peux pas te laisser mettre sur le même plan Copé et Fillon", lui fait savoir Eric Cioti, toujours selon les indiscrétions du Point. "Tu es sans doute le mieux placé pour rassembler, mais c'est une injustice absolue de faire un amalgame entre Copé et Fillon. Il est temps de mettre à l'écart de notre famille politique des gens qui lui ont causé un mal considérable. Le soutien que tu as apporté à Copé me gêne" poursuit le député des Alpes-Maritimes.  En réponse, Nicolas Sarkozy insiste : "Il faut arrêter ces haines", "tourner la page". "D'accord pour tourner la page, mais sur des bases plus saines" lui rétorque alors Eric Ciotti. Selon l'hebdomadaire, jusqu'à la fin de l'entretien, Nicolas Sarkozy usera de jeu de séduction, reproches, menaces en tout genre afin d'attirer dans sa toile au moins un de ces fillonistes. Pour quel résultat ? L'avenir nous le dira… 

Lu sur Le Point

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