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Ukraine : Kiev à feu et à sang, Hollande et Merkel pour des sanctions
©Reuters

Le ton monte

Ukraine : Kiev à feu et à sang, Hollande et Merkel pour des sanctions

Le président français et la chancelière allemande ont condamné ce mercredi des "actes inqualifiables". Barack Obama a lancé un avertissement au gouvernement ukrainien.

[Mis à jour mercredi 19 février à 21h17]

L'Ukraine s'embrase. Mardi, de violents affrontements ont éclaté à Kiev entre les manifestants de l'opposition et les forces de l'ordre, faisant au moins 25 morts dont 9 policiers, selon le ministère ukrainien de la Santé. De plus, 241 personnes ont été hospitalisées, parmi lesquelles 79 policiers et cinq journalistes. 

Mercredi, le président Viktor Ianoukovitch a menacé les leaders de l'opposition qui ont, selon lui, "négligé le principe de la démocratie selon lequel on obtient le pouvoir à l'issue des élections et non dans la rue". "Ils ont franchi les limites en appelant les gens à prendre des armes", a-t-il ajouté, alors qu'un nouvel assaut était en cours dans le centre de Kiev. "C'est une violation criante de la loi et les coupables comparaîtront devant la justice", a-t-il poursuivi.

Face au déchaînement de violences depuis vingt-quatre heures, l'Europe pourrait mettre en place des sanctions contre les dirigeants ukrainiens, lors d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'UE jeudi à Bruxelles. Catherine Ashton,la chef de la diplomatie européenne, a indiqué que "toutes les options seront étudiées" lors de cette réunion, "y compris des sanctions contre les responsables de la répression et des violations des droits de l'homme".

"Nous espérons que les Etats membres" de l'Union européenne "pourront se mettre d'accord dans l'urgence sur des mesures ciblées contre les responsables de la violence et l'usage excessif de la force", a déclaré de son côté le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé mercredi après-midi qu'il se rendrait jeudi en Ukraine avec ses homologues allemands et polonais pour faire le point sur la situation avant une réunion avec ses homologues européens.

Il y aura une "délibération avec nos amis allemands et probablement sanctions", avait déclaré Laurent Fabius mercredi matin. A l'issue du 16e Conseil des ministres franco-allemand, François Hollande et Angela Merkel ont condamné des "actes inqualifiables, inadmissibles, intolérables". "Ceux qui ont commis ces actes, ceux qui se préparent à en commettre d'autres, doivent savoir qu'ils seront sanctionnés", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière. "Nous sommes aux côtés des hommes et des femmes qui souffrent" à Kiev, a dit Angela Merkel.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a qualifié de "grosse faute" de Viktor Ianoukovitch son refus d'entamer des "discussions sérieuses" avec ses opposants, pour sortir de la crise qui secoue le pays depuis des semaines. 

"La France considère que les responsables doivent répondre de leurs actes et que des sanctions individuelles doivent être examinées par l'Union européenne", a déclaré François Hollande lors du conseil des ministres, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

Le président français et le Premier ministre polonais Donald Tusk ont convenu par téléphone de la nécessité d'imposer des sanctions européennes "rapides et ciblées" à l'encontre des principaux responsables des violences en Ukraine, peut-on lire dans un communiqué.

L'ONU a demandé une "enquête urgente et indépendante" sur les violences en Ukraine.

Le gouvernement de Ianoukovitch devra "rendre des comptes" pour la "violence inacceptable" contre les manifestants à Kiev, a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères sur Twitter.

De son côté, Barack Obama a mis le gouvernement ukrainien en garde. "Je veux être très clair, nous allons observer de près les développements des prochains jours en Ukraine et nous attendons du gouvernement ukrainien qu'il fasse montre de retenue, qu'il n'ait pas recours à la violence face à des manifestants pacifiques", a notamment lancé le président américain en marge d'une visite au Mexique.

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