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Thibaud Simphal
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Fin de partie

Uber annonce la suspension du service UberPop en France à partir de ce vendredi 3 juillet, Valls se félicite

Thibaud Simphal, directeur général d'Uber France, l'annonce dans un entretien au Monde.

"Nous avons décidé de suspendre UberPop en France, dès 20 heures ce vendredi soir. En premier lieu pour préserver la sécurité des chauffeurs Uber, ce qui a toujours été notre priorité. (...) La seconde raison est que nous souhaitons nous situer dans un esprit d’apaisement, de dialogue avec les pouvoirs publics et montrer que l’on prend nos responsabilités". L'annonce a été faite ce vendredi matin par Thibaud Simphal dans un entretien au Monde.

"Sur le fond, nous nous en remettons à la décision du Conseil constitutionnel attendue en septembre sur l’article de la loi Thévenoud concernant UberPop" ajoute le directeur général d'Uber France. Il a ensuite expliqué que l'activité d'Uber n'avait pas souffert des tensions récentes avec les taxis. "Près de 10 000 conducteurs occasionnels en France sont inscrits sur la plateforme UberPop, dont 4 000 ont été actifs la semaine dernière. Tout ce bruit a plutôt fait de la publicité pour la plateforme" lance-t-il.

Pour Thibaud Simphal, Uber n'a pas commis de faute. "On a toujours été responsable, contrairement à certains acteurs qui n’ont pas clairement condamné les violences. Notre priorité est maintenant de trouver un moyen de remettre ces milliers de conducteurs sur la route. C’est vital pour eux et leur famille. On va les aider dans la course d’obstacles pour devenir VTC" comment-il ne voulant pas baisser les bras. 

"Les cow-boys, ce sont les gens qui lynchent des personnes sur la voie publique. Heureusement que des entreprises innovent ! Nous pensons qu’il devrait y avoir le maximum de liberté pour les chauffeurs de taxi afin qu’ils puissent choisir la plateforme avec laquelle ils veulent travailler. La loi leur interdit d’être aussi VTC. Or, plus l’offre est ouverte et permet la concurrence entre plateformes, plus les chauffeurs y gagneront" a dit le patron d'Uber France qui ne compte pas quitter l'entreprise malgré ce qu'il risque au niveau pénal.

En début d'après-midi, Manuel Valls a affirmé que "la fermeté" du gouvernement avait "payé". "C'est une profession qui a besoin de règles, ce n'est pas la loi de la jungle", a-t-il dit depuis Besançon.

Lu sur Le Monde

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